Première rencontre au sommet des évêques catholiques et orthodoxes
Responsabilité commune pour les fidèles en Suisse En Suisse,...
Le 18 février 2012, Benoît XVI distribuera 22 barrettes cardinalices. Le mot cardinal vient du latin cardo, qui signifie «gond» (épargnez-moi s’il vous plaît vos jeux de mots déplacés, malpolis). C’est grâce à eux que tournent et pivotent les portes du Vatican. Aucun Suisse cette fois. Mais les Helvètes peuvent se consoler en pensant aux dix cardinaux de leur histoire. Et c’est parti pour le défilé du Swiss Top Ten des Éminences! En commençant par les plus vieux, comme pour la femme adultère (cessez de ricaner, polissons).
Démarrage sur les (pourpres) chapeaux de roue: le premier cardinal suisse, Jean de Neufchâtel, est un faux cardinal, créé sur un faux pont d’Avignon, par un faux pape, Clément VII (Robert de Genève), en 1383. S’envole pour le Ciel des (faux) porporati en 1398. Ciao!
Bientôt apparaît Matthieu Schiner, le Valaisan, nommé évêque de Sion par Alexandre VI (Borgia), de mœurs scandaleuses. Son successeur, Jules II, ne rêve que batailles et gloire terrestre. Il fait Matthieu cardinal en 1511, pour l’aider dans ses menées belliqueuses. Schiner manque d’être élu pape en 1522, puis meurt de la peste la même année. Au Ciel, il sert la raclette, afin d’expier la raclée de Marignan, résultat de sa politique intrigante.
Gaspard Mermillod est nommé cardinal par le grand pape Léon XIII, en 1890, dont il inspire l’innovante doctrine sociale. Évêque de Lausanne et Genève, il connaît l’exil, contribue à la création de deux prestigieuses institutions fribourgeoises: l’Université et la défunte brasserie Cardinal, nommée ainsi en son honneur. Santé! Reçu au Ciel en 1892.
En 1965, Paul VI fait cardinal le saint théologien Charles Journet. Celui-ci intervient au concile Vatican II, en faveur notamment de la liberté religieuse, revêtu jusqu’à sa mort, en 1975, de son humilité et de sa soutane de simple prêtre. Son doux sourire illumine le Ciel.
Paul VI crée encore cardinal l’abbé d’Einsiedeln, Benno Gut, en 1967. Spécialiste de la liturgie, il fut préfet de la Congrégation romaine pour le culte divin. Dirige la liturgie céleste depuis 1970. Les cardinaux suisses ne le restent pas longtemps, semble-t-il, tout tournés qu’ils sont vers l’humble gloire du Ciel…
Un autre théologien, immense, Hans Urs von Balthasar est choisi par Jean-Paul II en 1988. Mais, afin d’échapper à des honneurs qu’il ne souhaitait pas vraiment, il meurt malicieusement deux jours avant de recevoir la barrette. Ici, il n’en finit pas de répéter: «L’amour seul est digne de foi»! Une manie contractée paraît-il durant sa vie terrestre.
Quatre cardinaux suisses sont vivants. Pour ne pas fouler aux pieds leur soyeuse modestie, nous ne dirons rien de leurs éminentes qualités, parfaitement connues d’eux-mêmes, mais aussi de leurs proches. Ont été promus par Jean-Paul II: Henri Schwery, en 1991, évêque émérite de Sion, il participa à l’élection de Benoît XVI; Gilberto Agustoni, en 1994, il a occupé de hautes fonctions à la curie romaine; Georges Cottier, en 2003, ancien théologien de la Maison pontificale, dominicain, il ordonna évêque Mgr Morerod. Enfin, le petit dernier, Kurt Koch, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, est président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, après avoir été évêque de Bâle.
Et le prochain? Küng? Morerod? Fellay? Publiez VOTRE choix sur ce blog, participez au grand sondage de l’Institut JONAS, totalement indépendant de la Nonciature apostolique.
p.o. Michel Salamolard
Jonas en cathosphère
De cette chronique, le soussigné n’est que le scribe. L’auteur, c’est Jonas, le joyeux baleinier de Ninive. Il m’envoie par télépathie d’étranges messages. M. S.
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Je propose Michel Salamolard comme Cardinal, il arrêtera peut-être de sortir des ses gonds ?@ Institut JONAS
Je propose Monseigneur Morerod, d'ici moins de 10 ans!