Mgr Doré lors du Salon du livre de Colmar le 26 novembre 2007 (Photo: Jef-Infojef)
Vous cherchez un bon livre pour les vacances? Un livre qui vous fasse respirer large et profond, qui se lise comme un roman, tout en étant de bout en bout une histoire vraie, inachevée mais bien remplie déjà. Un livre au goût d’évangile, mais non tartiné de miel pieux. Un livre solide dans sa réflexion et fort agréable dans son expression.
Je vous recommande, de Joseph DORÉ, À cause de Jésus. Pourquoi je suis demeuré chrétien et reste catholique, Paris, Plon, 2011.
L’auteur relit et raconte avec finesse et talent son parcours d’homme, de théologien, de pasteur (archevêque de Strasbourg de 1997 à 2006). Mais rassurez-vous, ce livre n’a rien du tout d’un «Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle…». Nulle complaisance, aucune ostentation de son petit moi. En fait, l’ouvrage de Mgr Doré ressemble plutôt aux Confessions de saint Augustin. L’auteur trace avec reconnaissance la ligne pure écrite par le Christ dans les méandres de son existence. Ce récit de vie est une histoire vécue d’évangile. À cause de Jésus.
Au passage, J. Doré prend position sur tous les grands thèmes et les graves questions qui agitent l’Église d’aujourd’hui. Il le fait avec une audace équilibrée, sans jamais tomber dans les indignations faciles ni dans les apologies bétonnées.
À lire ces pages, on comprend mieux également le sens humain et chrétien de sa propre vie.
Michel Salamolard
P.S. Ne manquez pas de méditer aussi, sur le blog mitoyen de l’ineffable Jonas, de fulgurantes révélations concernant la condition de la femme dans l’Église catholique. Vraiment, à ce coup, l’un des problèmes les plus complexes du christianisme est élucidé avec brio. Magistralement. On espère que le Synode 2012 des évêques s’alignera comme un seul homme (homme, évidemment) sur ces positions inattaquables.
Michel Salamolard tient une double chronique de l’actualité religieuse et sociale, vue de la cathosphère. La première, intitulée «Bonheur», s’efforce de projeter sereinement une lumière évangélique sur les événements. La seconde, intitulée «Jonas», du nom du joyeux baleinier de Ninive, traite les faits d’Église et de société dans les registres de l’humour, de la provoc et de l’humeur.
Michel Salamolard traite aussi de sujets de société, cette fois-ci non plus sous l'angle religieux, mais du point de vue de la sociologie, de la psychologie ou de la philosophie. L'objectif est de nourrir une réflexion aussi large que possible, à partir de références non confessionnelles. Retrouvez ces articles dans la rubrique "Société" du blog.
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