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Avec Michel Salamolard en cathosphère

13 juin 2012 | 11h04

Comment se porte l’Église catholique dans le monde

<p>(Source: Wikipedia)</p>

(Source: Wikipedia)

«L’Église catholique se porte médiocrement en Italie et en Europe, va de nouveau très bien aux États-Unis et son marché le plus prometteur est le reste du monde.» Tel est l’avis du vaticaniste Sandro Magister, sur son blog chiesa.espressonline. Sous un titre trompeur, Exercice sur l’identité du prochain pape, cet observateur avisé propose en fait un tour du monde catholique (en français). Quelques faits sont à noter.

 

La situation du Brésil donne finalement raison, semble-t-il, au jugement porté par Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger sur la théologie de la libération. Cette dernière était surtout prisée des élites intellectuelles. Sa mise en œuvre dans des communautés de base, populaires, nécessitait des efforts exigeants de conscientisation et d’action, qui correspondaient mal aux besoins religieux d’une majorité de fidèles. Ceux-ci émigrèrent par millions vers des communautés pentecôtistes, «qui leur proposaient des célébrations festives, de la musique, des chants, des guérisons, un langage inspiré».

 

Jean-Paul II savait d’expérience que la foi catholique avait par elle-même une capacité libératrice, y compris sur le plan politique. La vraie libération n’est pas le fruit d’une savante analyse sociologique, mais uniquement de l’évangile et de la prière. Woytila avait compris et vécu cela d’abord au sein de l’Église polonaise, que le pouvoir politique n’avait pas réussi à faire plier. En tant que pape, on sait le rôle qu’il a joué pour combattre le système soviétique par les seules forces spirituelles.

 

Quant à Ratzinger, il a su discerner, avec perspicacité, les dérives possibles et les failles d’une théologie pas assez indépendante de certaines idéologies, malgré ses intentions séduisantes.

 

Sur le même blog, un autre article traite de l’art de gouverner de Benoît XVI. Sur fond de Vatileaks et autres combines vaticanes pas très drôles, on découvre avec bonheur l’analyse de Sandro Magister. Il rend un hommage appuyé à la gouvernance du pape actuel. Il tient fermement la barre de la barque de Pierre, on nous le montre à travers plusieurs exemples récents. La douceur et la courtoisie de Benoît XVI ne l’empêchent nullement d’être aux commandes.

 

Michel Salamolard


Michel Salamolard tient une double chronique de l’actualité religieuse et sociale, vue de la cathosphère. La première, intitulée «Bonheur», s’efforce de projeter sereinement une lumière évangélique sur les événements. La seconde, intitulée «Jonas», du nom du joyeux baleinier de Ninive, traite les faits d’Église et de société dans les registres de l’humour, de la provoc et de l’humeur.

 

Michel Salamolard traite aussi de sujets de société, cette fois-ci non plus sous l'angle religieux, mais du point de vue de la sociologie, de la psychologie ou de la philosophie. L'objectif est de nourrir une réflexion aussi large que possible, à partir de références non confessionnelles. Retrouvez ces articles dans la rubrique "Société" du blog.


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