22.05.2013 | Férie du Temps ordinaire | Si 4,11-19 Mc 9,38-40

Avec Michel Salamolard en cathosphère

15 décembre 2011 | 21h02

Noël ébahi

Les Voeux de Michel Salamolard. Les Voeux de Michel Salamolard.

Ce qui m’étonne à Noël, ce n’est pas la profanation marchande de la fête, alors que le Très Haut devient le Très Bas, l’un d’entre nous. Ce qui me surprend n’est pas le stress de la course aux cadeaux ni le dégoût devant cette débauche et ce gaspillage, tandis que d’autres souffrent de la faim, du froid, de la guerre. Ce qui me déconcerte, ce ne sont pas les tiroirs caisses obèses ni les dépenses inutiles ni les présents qu’on retrouvera dans les poubelles ou sur l’internet. Ce qui m’ébouriffe n’est pas la médiatisation sotte et superficielle de la fête avec son clinquant, son folklore, sa négation par le déni de Dieu, la fuite de l’intériorité, l’oubli du frère.

Non, ce qui me renverse est le murmure de Noël qui s’entend encore dans ce tintamarre. Ce qui m’époustoufle, ce sont les Noëls vécus et priés en famille, dans la joie de s’aimer, de se savoir aimé. Ce qui m’estomaque, ce sont des hommes et des femmes qui vont à la messe de minuit, des familles qui participent à l’eucharistie du soir.
Ce qui me sidère, c’est Dieu continuant de faire signe et de se mettre à notre disposition. Sans rien demander en retour. Juste heureux qu’on remarque son amour. Juste heureux qu’on l’aime en aimant les petits, les pauvres, les malades. Ce qui m’estourbit, c’est le Christ donné en nourriture. C’est l’Esprit Saint dans nos demeures intimes. C’est le Père infini qui nous attire à lui. Ce qui me frappe de stupeur, ce sont les petits mots, les petits gestes échangés entre nous, qui aident à vivre et boostent l’espérance.

Ce qui m’épate, c’est que vous ayez lu ce billet, que le goût de Noël en vous se soit peut-être réveillé, que vos révoltes soient moins fortes que la divine douceur qui s’offre à vous.

Joyeux Noël!

p.o. Michel Salamolard

 

Jonas en cathosphère

De cette chronique, le soussigné n’est que le scribe. L’auteur, c’est Jonas, le joyeux baleinier de Ninive. Il m’envoie par télépathie d’étranges messages. M. S.


Michel Salamolard tient une double chronique de l’actualité religieuse et sociale, vue de la cathosphère. La première, intitulée «Bonheur», s’efforce de projeter sereinement une lumière évangélique sur les événements. La seconde, intitulée «Jonas», du nom du joyeux baleinier de Ninive, traite les faits d’Église et de société dans les registres de l’humour, de la provoc et de l’humeur.

 

Michel Salamolard traite aussi de sujets de société, cette fois-ci non plus sous l'angle religieux, mais du point de vue de la sociologie, de la psychologie ou de la philosophie. L'objectif est de nourrir une réflexion aussi large que possible, à partir de références non confessionnelles. Retrouvez ces articles dans la rubrique "Société" du blog.


Contenus relatifs récents

Lausanne: Table ronde bouddhiste-catholique sur le thème de la famille

Chacun a présenté sa façon de vivre l'enseignement spirituel en famille à ...

[lire la suite...]

Dernier Angélus de Benoît XVI

"A ce moment de ma vie (…) le Seigneur m'appelle (…) à me consacrer ...

[lire la suite...]

Articles de blog relatifs

L’humilité ou le poids du silence

Contemplant l’humilité de St Joseph, Bossuet écrivait: ...

[lire la suite...]

La crèche dans le tram

A un jeune papa nommé Pascal   La scène était aussi simple que belle ...

[lire la suite...]

Contenus relatifs - archives

Arrestation d’une cinquantaine d’Ethiopiens priant dans une maison privée en Arabie Saoudite

Les chrétiens éthiopiens ont été arrêtés le 8 février 2013 à Damman, ...

[lire la suite...]

Mgr Pier Giacomo Grampa à la Journée de la vie consacrée

Devant les consacrés du diocèse, Mgr Grampa a rappelé ...

[lire la suite...]