Pie XII, la recherche historique est son meilleur avocat
Natalia Trouillier, dans sa «Matinale chrétienne» du 11 janvier,...
«Qu’un policier, qu’un questeur, désobéisse, au nom de sa conscience et le paie de sa vie, voilà l’exemple peu commun de ce jeune Italien mort à Dachau le 10 février 1945, à 36 ans, victime de la faim et des sévices, après avoir sauvé quelque 6 000 juifs. Il avait critiqué la bureaucratie de la police italienne de l’époque, en confidence, avec un journaliste. Cette imprudence lui valut d’être muté de Gênes à Fiume, aujourd’hui Rijeka, en Croatie, à la veille du déchaînement de haine national-socialiste contre les juifs d’Europe. Il allait se révéler un instrument de la Providence pour les réfugiés qui fuyaient la persécution et voulaient rejoindre la Suisse puis Israël: il était assigné au Bureau des étrangers!»
«Le ministère italien de l’Intérieur explique le système Palatucci: «Le désordre du fichier est un stratagème de Giovanni pour pouvoir accomplir plus tranquillement son activité en faveur des juifs. Pour laisser ouverte une porte de salut, à l’insu des autorités italiennes et allemandes, il était indispensable qu’il n’y ait pas officiellement de «données» ni de «nouvelles» sur les réfugiés de religion juive résidents dans la ville et dans la province».
A découvrir sur Zenit, l’article d’Anita Bourdin: L'objection de conscience héroïque d'un policier italien, la vie de cet homme qui a sauvé plus de 6000 juifs et été déclaré «Juste parmi les Nations» en 1990.
A lire aussi, sa biographie en italien sur Wikipedia.
Dom Romain