Audience pontificale du 8 février. (Source: YouTube Vatican)
"Les deux évangélistes (Marc et Matthieu) rapportent la prière de Jésus mourant sur la croix, non seulement en langue grecque, dans laquelle sont écrits leurs récits, mais aussi, en raison de l’importance de ces paroles, dans un mélange d’hébreu et d’araméen. Ils nous ont ainsi transmis non seulement le contenu, mais jusqu’au son même de cette prière sur les lèvres de Jésus : nous entendons réellement les paroles de Jésus, telles qu’il les a dites (...) Alors que Jésus s’approche de plus en plus de la mort, il n’y a plus que l’obscurité qui tombe « sur toute la terre ». Le cosmos lui-même participe à cet événement : l’obscurité enveloppe les personnes et les choses mais, même en cet instant de ténèbres, Dieu est présent, il n’abandonne pas. Dans la tradition biblique, l’obscurité a un double sens : c’est le signe de la présence et de l’action du mal, mais c’est aussi celui d’une mystérieuse présence et action de Dieu, capable de vaincre toutes les ténèbres (...) Pourtant, on n’entend pas, comme dans d’autres passages, la voix d’en haut. En lisant les évangiles, on s’aperçoit qu’à d’autres moments importants de sa vie terrestre, Jésus avait entendu la voix rassurante de Dieu qui accompagnait les signes de la présence du Père et qui manifestait son approbation pour son chemin d’amour. (...) En revanche, à l’approche de la mort du Crucifié, le silence s’installe, les voix se taisent, mais le regard d’amour du Père reste fixé sur le don d’amour du Fils".
Et de conclure en disant: "Nous aussi, nous nous trouvons sans cesse confrontés à l’«aujourd’hui» de la souffrance, du silence de Dieu – nous l’exprimons si souvent dans notre prière – mais nous nous trouvons aussi face à l’«aujourd’hui» de la résurrection, de la réponse de Dieu qui a pris sur lui nos souffrances, pour les porter avec nous et nous donner la ferme espérance qu’elles seront vaincues (Encyclique Spe salvi, 35-40). Cher amis, dans la prière, apportons à Dieu nos croix quotidiennes, avec la certitude qu’il est présent et qu’il nous écoute. Le cri de Jésus nous rappelle combien, dans notre prière, nous devons dépasser les barrières de notre «moi» et de nos problèmes et nous ouvrir aux besoins et aux souffrances des autres. La prière de Jésus mourant sur la croix nous enseigne à prier avec amour pour tant de frères et sœurs qui sentent le poids de la vie quotidienne, qui vivent des moments difficiles, qui sont dans l’épreuve, qui n’entendent même pas une parole de réconfort; apportons tout cela au cœur de Dieu, pour que eux aussi puissent sentir l’amour de Dieu qui ne nous abandonne jamais".
Benoît XVI a aussi lancé, en italien, cet appel pour les victimes du mauvais temps:
«Chers frères et sœurs,
Ces dernières semaines, une vague de froid et de gel s’est abattue sur certaines régions d’Europe, causant des préjudices importants et des dommages considérables, comme nous le savons bien. Je désire manifester ma proximité aux populations touchées par la violence des intempéries et je vous invite à prier pour les victimes et pour leurs proches. J’encourage en même temps toute forme de solidarité afin que soient secourues généreusement les personnes éprouvées par ces événements si tragiques.»
Traduction de Zenit, par Hélène Ginabat. Texte complet de l’intervention du Saint-Père à l’audience: Au cœur des ténèbres, Dieu est présent
Dom Romain
L'abbé Philippe AYMON est prêtre du diocèse de Sion; il signe les posts de son blog: cathossurlatoile.
Suivez-le sur Twitter: @Abbe_Aymon
Au cours de sa catéchèse sur l’Eglise peuple de Dieu, le ...
[lire la suite...]«Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ...
[lire la suite...]Aujourd'hui le pape a médité sur le silence de ...
[lire la suite...]Qu’est-ce que les croyants chrétiens peuvent supporter patiemment, en ...
[lire la suite...]Chers frères et sœurs, Dans les précédentes catéchèses, nous avons médité ...
[lire la suite...]Chers frères et sœurs, Ces derniers temps, j’ai rappelé à plusieurs ...
[lire la suite...]Chers frères et sœurs, Dans les précédentes catéchèses, nous nous sommes ...
[lire la suite...]