«Bienvenue à l’incorrigible Benoît XVI»
Il y a peut-être une façon plus délicate d’accueillir un hôte que...
Dominique Strauss-Kahn et Benoît XVI, étrange comparaison! Après ses «aventures» newyorkaises, l’ancien directeur du FMI était en face des français dimanche soir. Entouré et conseillé par les communicants les plus performants, interrogé par l’amie de son épouse, DSK n’a semble t'il pas convaincu. La revue de presse proposée hier par «20minutes.ch», nous fait voir un regard sans complaisance à l’égard de la prestation proposée. Encore plus sévère, le journaliste Ivan Rioufol du «Figaro», dans un message posté sur son blog: «Le faux repentir de DSK». L’enjeu était triple, vérité, sincérité et conviction. Ces trois concepts ne sont de loin pas identiques. Quand on dit la vérité on est toujours sincère et l’on peut essayer de convaincre. On peut mentir et être sincère et l’on peut tenter de convaincre. Dominique n’a, semble-t’il, pas dit l’entière vérité; il n’a pas manifesté une sincérité évidente et n’a convaincu – à la fin de l’émission - que sur les questions concernant l’économie et l’Euro.
Cette semaine le pape Benoît XVI se rend en Allemagne. La presse et le grand public l’attendent dans ses interventions. Pour d’autre raisons, ils ne seront pas plus tendre avec lui, que les français avec leur «ancien futur ex-candidat à la présidentielle». La question ne sera plus de savoir si le Pape dira la vérité ou s’il semblera sincère, mais s’il dira ce que le «monde» veut entendre, s’il adaptera le catholicisme au plus petit dénominateur commun; ça ne risque pas d’être le cas et les médias auront du «grain à moudre». Reste le dernier enjeu: Saura-t-il convaincre? Ce n’est pas son problème ou son défi! Qu’il dise sincèrement la vérité, et toute la vérité de l’Evangile et qu’il laisse l’Esprit Saint faire le reste.
Dom Romain