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Des cathos sur la toile

15 juin 2012 | 16h31 9 commentaires

Le ridicule ne tue pas, heureusement pour les catholiques de Bâle-Ville

Les catholiques du canton de Bâle-Ville voteront à la fin de l’année sur la possibilité pour les femmes d’accéder à la prêtrise.

Selon la Feuille officielle du Canton de Bâle-Ville, l’initiative pour l’ordination des femmes a été établie en conformité avec la constitution de l’Eglise catholique romaine cantonale. 878 signatures valables ont été rassemblées.

Ce genre de scrutin ne peut avoir qu’un caractère consultatif. Les Eglises cantonales ne possèdent pas le droit de modifier les conditions d’admission aux ministères catholiques. (apic)

Heureusement que le ridicule ne tue pas… Car pour ma part, je compte bien faire voter les catholiques de ma paroisse sur quelques sujets d’importance:

Pour que la guerre cesse dans le monde, pour que le beau temps soit au rendez-vous de mes vacances et, plus important, pour que les hommes aient enfin accès à la maternité!

 

Cette façon de revenir sans cesse avec la question de l’ordination des femmes me fait penser à cet ado qui obtient ce que ses parents lui refusent à force d’insistance et de jérémiades: La victoire à l’usure. Il est vrai que si le papa et la maman n’ont pas de repère ils finiront par céder, quitte à lui donner (promettre?) la lune. Dans notre cas le Saint-Père tient bon, pas seulement parce qu’il est bon éducateur et qu'il a de solides repères, mais simplement parce que la demande est impossible à satisfaire! L’adolescence est une période où il est difficile de se confronter au principe de réalité…
Dom Romain

 

P.S. :
Mgr Le Nonce Apostolique en Suisse,
Je ne doute pas que vous suivez mon blog, car vous êtes un homme de goût et que vous «jetez un œil» pour entendre ce qui se dit dans notre beau pays. Pourriez-vous, la prochaine fois que vous croisez Benoît XVI, lui demander de régler cette affaire par un simple «dogme de foi défini», afin qu’on arrête de nous "fatiguer" avec cette question? Merci. DR


stève henry 15 juin 2012 | 22h38

merci

merci mon père pour ce billet....il est vrai que ça devient pesant
parousie 17 juin 2012 | 21h01

honte à nous

Pendant que nous faisons les éternels adolescents 250 millions de chrétiens sont persécutés dans le monde....oui 250!!!!! Des gens à cette seconde se font torturés, emprisonnés, coupés la gorge au couteau. Et nous petits suisse que faisons nous...nous contestons sans arrêt le Magistère dans l'indifférence la plus totale de nos frères....Magistère pour lequel des gens meurent...car ils y voient la Voix du Saint Esprit. Le Sang des Martyrs témoigneront contre nous..
Réveillez.vous catholiques de Suisse
Theocoach 19 juin 2012 | 11h47

Le réel et le dogme

On comprend l'agacement ici exprimé. Néanmoins, la dogmatisation n'est sans doute pas la meilleure solution. Pour trois raisons. 1) La tradition doctrinale, avec son évolution, repose elle-même sur un fondement non dogmatique, mais plus important, qui est la réalité des faits. Or, la réalité de la non-ordination de femmes au presbytérat (autre chose le diaconat) est indubitable et constante. En faire un dogme laisserait sous-entendre qu'une formule solennelle serait plus déterminante que le réel! Faudrait-il, dans cette même perspective et pour faire barrage à certains fantasmes, proclamer le dogme de la masculinité ou de l'hétérosexualilté de Jésus? Ou encore proclamer comme un dogme que c'est bien du pain et du vin que Jésus a utilisé à la dernière cène? 2) Sur ce sujet, nous avons déjà des prises de position on ne peut plus nettes de Jean-Paul II, avec des explications on ne peut plus claires de Ratzinger. Cela frise déjà la dogmatisation, sans y atteindre pourtant, heureusement, pour la raison précédente. 3) En comparaison avec les deux dogmes proclamés jusqu'ici par des papes (Immaculée conception et assomption de Marie), la question de l'ordination des femmes n'est de toute évidence pas du même niveau théologique. On voit mal un pape engager son infaillibilité personnelle sur une question de ce genre. On voit mal aussi un synode ou un concile traiter cette question, notamment à cause d'énormes différence culturelles qui, sans doute, empêcheraient tout consensus. --- Pour ma part, je ne trouve pas malsain que la réflexion et la discussion continuent sur ce sujet, non pour contester ou revendiquer, mais pour mieux comprendre le sens spirituel et théologique du fait incontestable de la non-ordination de femmes au presbytérat. Le fait est clair et sans exception, mais sa signification mériterait d'être approfondie et élucidée. Cela touche directement l'articulation du principe marial et du principe pétrinien dans l'Eglise. Impossible non plus d'éviter, en lien avec ce sujet, la grand question de l'égalité entre hommes et femmes dans l'Eglise catholique. Une juste compréhension et une mise en application courageuse, éclairée de Galates 3,28 est aussi en cause. Aujourd'hui, nous pouvons dire "il n'y a plus ni le juif ni le grec, ni l'esclave ni l'homme libre". Mais qui oserait affirmer que dans l'Eglise "il n'y a plus l'homme et la femme", sous-entendu "le statut de la femme dans l'Eglise n'a RIEN à envier à celui de l'homme"...
FAM 01 décembre 2012 | 08h52

Mais qui dit que l'on veut autre chose

Je trouve lassant d'entendre toujours les mêmes rengaines. Qui dit que la majeure partie des catholiques veulent des changements et des adaptations. Je concorde avec Parousie ! Sommes-nous devenus en Suisse des enfants frustrés et gâtés à tel point que nous n'arrêtons pas de faire des caprices ! Lamentable ce qui se passe à Bâle et plus généralement en Suisse. Mais la responsabilité de cette dérive, je l'impute à certains évêques et prêtres qui ont chavirés en désobéissant au Magistère et en s'éloignant de l'enseignement de l'Eglise. Mai 68 a passé, l'application du Concile a été bâclée, la furie destructrice de certains clercs fait que nous payons le prix aujourd'hui avec ce genre d'initiative.
La rébellion des uns contre Rome et le St-Père nous mènera, si cela continue, inexorablement vers un nouveau schisme, car pour le catholique que je suis comment vivre dans une paroisse où le prêtre ne respecte plus les dogmes catholiques ou les fidèles sont pris en otages des manies liturgiques et des fantaisies dudit clerc ! Un cathéchisme désastreux confié à des läics, souvent non-pratiquants, où on parle plus de bon sentiments que de la foi. Comment s'étonner que personne ne sache plus comment se comporter à la messe, ne connaisse plus les prières, le chapelet, les fêtes, les prescriptions notamment en matière de jeûne. Quoi penser du fait que nulle part en Suisse, sauf de rares exceptions, la liturgie romaine n'est jamais la même et que le missel romain n'est pas respecté ! J'en appelle également au nonce pour dénoncer cette situation et à nos évêques pour qu'ils se ressaisissent et fassent leur travail de pasteurs en communion avec Rome et le St-Père.
Hervé Farine 06 décembre 2012 | 14h46

image tout à fait intéressante

Bonjour !
Peut-on encore donner son avis sur la question du célibat des prêtres et/ou de l'ordination des femmes sans se faire traiter de mal-croyants ?
Au-delà de ce débat qui n'est pas clos, parce que non-résolu par l'autorité, je trouve amusant que l'abbé ***propos modéré*** (sous le pseudo de Dom Romain) utilise une image de poitrine féminine pour illustrer un article qui veut empêcher les femmes d'avoir des responsabilités dans l'Eglise catholique... La place de la femme dans notre Eglise se limiterait-elle donc à tendre la poitrine en avant ?
Bel avent à tous, qu'il nous prépare à la venue de la lumière dans ce monde, spécialement pour les obscures personnes qui veulent museler le peuple de Dieu par des décrets pontificaux.
Dom Romain 07 décembre 2012 | 23h00

Où, dans mon post, avez-vous

Où, dans mon post, avez-vous lu la formule «mal-croyants»?
« parce que non-résolu par l'autorité». Nous ne partageons certainement pas le même point de vue sur cette question. Pour ma part, je pense, pour ce qui est de l’ordination des femmes, que la question est bel et bien résolue. La prise de position de Jean-Paul II à ce sujet, appartient certainement à la catégorie «dogme de foi non défini». Mais il est vrai que cette question est discutée, c’est pourquoi je pense qu’il faut faire un pas supplémentaire et procéder à une définition dogmatique.
«museler le peuple de Dieu», et moi, je n’appartiens pas au peuple de Dieu ? Aurais-je perdu cette dignité par la grâce du sacerdoce? Je ne crois pas que l’ordination «efface» le baptême, alors pourquoi vouloir museler mon point de vue?
«utilise une image de poitrine féminine» Là où vous voyez une poitrine, je vois un tee-shirt avec une inscription. Car pour ce qui est des poitrines, les photos ne manquent pas, preuve en est celle que je viens de rajouter, au risque de vous choquer.
«l'abbé ***propos modéré*** (sous le pseudo de Dom Romain)»… Comme je ne pense pas avoir perdu mon baptême, inutile de vouloir me rebaptiser! Je ne suis pas l’abbé ***propos modéré***, et si vous aviez pris la peine de consulter mon blog, vous y auriez trouvé mon nom et, dans un post de présentation, mes fonctions actuelles.
Annexe: «Les dogmes non définis. Les dogmes non définis sont les doctrines présentes de manière persistante et claire dans l'enseignement ecclésial, mais elles n'ont jamais été définies de manière formelle et manifeste par l'autorité du magistère. C'est le cas de quelques articles du Credo. C'est le cas de certains problèmes dogmatiques qui ont été réglés par des synodes régionaux dont les décisions sont universellement reçues. Beaucoup de des doctrines du Concile de Trente étaient déjà dogme de la foi catholique avant d'être défini... (Perrella p.53). Certaines vérités de foi, parmi les plus importantes, n'ont jamais été l'objet de définitions parce qu'elles n'ont jamais été substantiellement mises en discussion : c'est le cas de la rédemption et de la résurrection du Christ, articles fondamentaux de professions de la foi mais qui ne sont pas juridiquement l'objet de définitions dogmatiques. Il serait donc déraisonnable de contester la virginité de Marie en alléguant comme seule raison un manque de définition formelle (Perrella, p. 242). (Cf. http://www.mariedenazareth.com/12620.0.html?&L=0)
nicolas mazarin 08 décembre 2012 | 00h28

@ hervé farine

les agents pastoraux du jura en fidèle disciple de la tolérance et ouverture d'esprit pour le ''vivre ensemble''qui acceptent tout ce qui est péché mais qui se montrent intolérant face à ceux qui sont catholiques...
pourquoi les décrets pontificaux sont obscures?
vs êtes qui ***propos modéré*** pour critiquez ce qui a été institué par Jésus Christ il y a 2000 ans?
bien que je sache pour y avoir vécu que bcp d'agents ne considérent pas que l'Eglise soit d'institution Divine...et que l'on prend ses aises par rapport au Magistère dans le Jura.
quand à la question de l'ordination des femmes la réponse est donné par Dom Romain....il faut peut être lire autre chose que Anne Soupa et consort.
et de plus un peu de féminisme bien dans l'air du temps pour casser cet article avec l'histoire de la poitrine que peut être vs seul avez remarqué.
Parousie 08 décembre 2012 | 15h52

@ hervé farine

Je trouve dérangeant le terme ''responsabilité'' quand on parle du sacrement sacerdotal. Offrir le St Sacrifice de la Messe, in persona Christi,pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde n'est-ce pas extraordinaire?
Je trouve Mr Farine que ça sent fonctionnaire. Ca sonne comme si on parlait d'un modérateur d'une équipe d'animateur.
Dom Romain 09 décembre 2012 | 20h27

Rumeur et identité

Qui est qui sur le net? A propos des rumeurs et de l'identité de deux Romain(s), on peut consulter sur le site http://lesuisseromain.hautetfort.com
l'article du 9 dlcembre 2012, Benoît XVI, Noël, l'âne-et-le-boeuf et les rumeurs.

L'abbé Philippe AYMON est prêtre du diocèse de Sion; il signe les posts de son blog: cathossurlatoile.

Suivez-le sur Twitter: @Abbe_Aymon