La réponse de Mgr Fellay, destinée à Rome, est arrivée dans la mauvaise boite aux lettres
La réponse attendue par Rome, semble être arrivée dans une autre boîte...
L’enregistrement de la Conférence de Mgr Fellay, à Villepreux le 1er octobre dernier, peut être écouté sur le site DICI. Cette conférence concerne le protocole d’accord entre Rome et la Fraternité, ainsi que la réunion des supérieurs qui se tient actuellement à Albano. Je donne ci-dessous un extrait à partir de la 36ème minute. Le texte écrit n’est pas du mot à mot. Les guillemets veulent simplement indiquer que ces idées ne sont pas de moi, mais j’ai tenté de respecter au mieux la pensée du conférencier.
Dom Romain
«Suite à la visite du pape en Allemagne et à la prochaine réunion d’Assise, le protocole d’accord sera lu à la lumière de ces évènements. Il faut distinguer, mais concrètement nous avons dans ces deux évènements l’application de ce que nous reprochons au magistère de l’Eglise. Il est évident que ce sera pris en considération, la question est toujours la même: On ne s’entend pas, on n’est pas d’accord. Qu’est-ce qui est possible dans une telle situation? Tout simplement est-ce qu’il nous est possible de nous mettre sous une telle autorité? Autorité que l’on est bien décidé à avertir de ces, je ne sais pas s’il faut dire, déviations, quand elles arrivent et si elles arrivent. On a de la peine à concevoir comment un «vivre ensemble» serait possible, vu cette situation théologique non réglée. Est-ce que Rome dit bien «Tous ces points que nous discutons, sont discutables», je n’y crois pas à cette tolérance de l’Eglise envers nous aujourd’hui. C’est manifeste qu’il y a un pas de Rome vers nous, la question est de savoir si c’est de la bonne volonté ou pas. De notre côté facilement, en raison de notre situation, on va penser qu’il y a mauvaise intention ou un piège. Pour ma part je ne pense pas qu’il y ait mauvaise intention, mais il peut y avoir un piège, sans mauvaise intention, mais en raison de la situation causée. Sans aucun doute c’est un moment grave, et des deux côtés. Cette ouverture de Rome qui dit: «c’est discutable», est un coup terrible à tous ceux qui ont voulu faire de Vatican II le point de départ d’une nouvelle Eglise. Cela c’est fini, un coup terrible à été porté aux progressistes.»