20.05.2013 | Férie du Temps ordinaire | Si 1,1-4.6.8-10 Mc 9,14-29

Des cathos sur la toile

09 octobre 2012 | 22h38

Synode: EVANGILE, la méditation de Benoît XVI pour l'ouverture du synode

À l’occasion de la première session, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a proposé une méditation aux pères synodaux. S’agissant de la Nouvelle Évangélisation, le Saint-père a commencé par un rapide historique du mot «ÉVANGILE», poursuivant ensuite par un commentaire de l’Hymne de Tierce.
La méditation de Benoît XVI nous invite à reconnaître l’agir premier de Dieu : «L'Église ne commence pas avec notre «faire», mais avec le «faire» et le «parler» de Dieu». Mais «ce Dieu, qui est toujours le début, veut aussi notre implication, veut aussi impliquer notre activité, afin que les activités soient théandriques, pour ainsi dire, faites par Dieu, mais avec notre participation et impliquant tout notre être, notre activité tout entière». Une activité de l’homme qui doit être conduite par l’expérience de Pentecôte, afin que nous soyons habités du Feu de l’Esprit Saint, évitant la tiédeur que dénonce le livre de l’Apocalypse.


La traduction officielle en français n’étant pas encore disponible, je reprends ici la version que propose le site Benoît et Moi, vous y trouverez le texte complet. Vous pouvez aussi le télécharger en PDF (cf. en haut à droite).

Dom Romain


Pour le texte en italien : MEDITAZIONE DEL SANTO PADRE BENEDETTO XVI NEL CORSO DELLA PRIMA CONGREGAZIONE GENERALE
 Pour le texte en français : MÉDITATION DE BENOÎT XVI AU COURS DE LA PREMIÈRE CONGRÉGATION GÉNÉRALE

 

 


 

Deux citations de la méditation de Bennoît XVI

 

"La question pour nous est la suivante: Dieu a parlé, il a vraiment rompu le grand silence, il s'est montré, mais comment pouvons-nous faire arriver cette réalité à l'homme d'aujourd'hui, afin qu'elle devienne salut? En soi, le fait qu'il a parlé est le salut, la rédemption. Mais comment l'homme peut-il le savoir? Ce point me semble être une interrogation, mais aussi une question, un mandat pour nous: nous pouvons trouver la réponse en méditant l'Hymne de l'heure Tierce: «Nunc, Sancte, nobis Spiritus».

La première strophe dit: «Dignàre promptus ingeri nostro refusus, péctori», c'est-à-dire prions afin que vienne le Saint-Esprit, qu'il soit en nous et avec nous. En d'autres termes: nous ne pouvons pas faire l'Église, nous pouvons seulement faire connaître ce qu'il a fait Lui. L'Eglise ne commence pas avec notre «faire», mais avec le «faire» et le «parler» de Dieu.
Ainsi, les apôtres n'ont pas dit, après quelques assemblées: maintenant nous voulons créer une Eglise, et sous la forme d'une Assemblée constituante, ils auraient élaboré une constitution. Non, ils ont prié et attendu dans la prière, parce qu'ils savaient que seul Dieu peut créer son Eglise, que Dieu est le premier agent: si Dieu n'agit pas, nos choses sont seulement les nôtres et elles ne sont pas suffisantes; Dieu seul peut témoigner que c'est lui qui parle et a parlé."
(...)

 

"Saint Luc nous dit que lors de la Pentecôte, dans cette fondation de l'Eglise de Dieu, l'Esprit Saint est le feu qui a transformé le monde, mais un feu en forme de langue, c'est-à-dire feu qui est cependant raisonnable, qui est esprit, qui est aussi compréhension; feu qui est uni à la pensée, à la «mens». Et justement ce feu intelligent, cette «sobria ebrietas», est caractéristique du christianisme. Nous savons que le feu est au début de la culture humaine; le feu est lumière, il est chaleur, force de transformer. La culture humaine commence quand l'homme a le pouvoir de créer le feu: avec le feu, il peut détruire, mais avec le feu, il peut transformer, rénover. Le feu de Dieu est feu transformant, feu de passion - certes - qui détruit aussi beaucoup en nous, qui mène à Dieu, mais surtout feu qui transforme, renouvelle et crée un homme nouveau, qui devient lumière en Die.u

Ainsi, à la fin, nous ne pouvons que prier le Seigneur pour que la «confessio» soit fondée en nous profondément et qu'elle devienne feu qui enflamme les autres, de sorte que le feu de sa présence, la nouveauté de son être avec nous, devienne vraiment visible et force du présent et de l'avenir."

 


L'abbé Philippe AYMON est prêtre du diocèse de Sion; il signe les posts de son blog: cathossurlatoile.

Suivez-le sur Twitter: @Abbe_Aymon


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