23.02.2012 | Jeudi après les cendres | S. Polycarpe, S. Lazare le Confesseur | Dt 30,15-20 Lc 9,22-25
27 janvier 2012

Férie du temps ordinaire

2S 11,1-4a.5-10a.13-17  Première lecture

Lecture du second livre de Samuel
Au retour du printemps, à l'époque où les rois reprennent la guerre, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l'armée d'Israël; ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba.
David était resté à Jérusalem. A la fin d'un après-midi, après avoir pris son repos, il se promenait sur la terrasse du palais; il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit: «C'est Bethsabée, fille d'Éliam, la femme d'Ourias le Hittite.»
Alors David l'envoya chercher. Elle vint chez lui et il dormit avec elle. La femme conçut, et elle fit savoir à David: «Je suis enceinte!»

 

Alors David expédia ce message à Joab: «Envoie-moi Ourias le Hittite», et Joab l'envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l'armée, et la guerre. Puis il lui dit: «Descends chez toi et repose-toi un peu.» Ourias sortit du palais, et le roi lui fit porter un des plats de sa table. Mais Ourias passa la nuit à l'entrée du palais avec les gardes du roi; il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David: «Ourias n'est pas descendu chez lui.» Le lendemain, David l'invita à manger et à boire à sa table, et il l'enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher dans la salle des gardes; il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre: «Poussez Ourias au plus fort de la mêlée, puis retirez-vous à distance; qu'il soit frappé et qu'il meure!»

 

Joab, qui assiégeait la ville, fit exprès de placer Ourias à un endroit où les ennemis  étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l'armée, parmi les officiers de David, et Ourias le Hittite mourut.

Mc 4,26-34  Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Parlant à la foule en parabole, Jésus disait:
«Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson.»

 

Jésus disait encore:
«À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde; quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre.»

 

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

Commentaire

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, VII, 179-182 ; SC 52 (trad SC p. 75 rev.)

 

Le Christ semé en terre

 

C'est dans un jardin que le Christ a été arrêté et enseveli; il a grandi dans ce jardin, il y est même ressuscité. Et ainsi il est devenu un arbre... Donc vous aussi, semez le Christ dans votre jardin... Avec le Christ, broyez la graine de moutarde, pressez-la et semez la foi. La foi est pressée quand nous croyons au Christ crucifié. Paul a pressé la foi quand il disait: «Je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. Parmi vous, je n'ai rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié» (1Co 2,1-2)... Or nous semons la foi quand d'après l'Évangile ou les lectures des apôtres et des prophètes nous croyons à la Passion du Seigneur; nous semons la foi lorsque nous la couvrons en quelque sorte du terrain labouré et ameubli de la chair du Seigneur... Quiconque en effet a cru que le Fils de Dieu s'est fait homme croit qu'il est mort pour nous et croit qu'il est ressuscité pour nous. Je sème donc la foi quand je plante la sépulture du Christ au milieu de mon jardin.

 

Vous voulez savoir que le Christ est une graine et que c'est lui qui est semé? «Tant que le grain de blé ne tombe pas en terre pour y mourir, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits» (Jn 12,24)... C'est le Christ lui-même qui le dit. Donc il est à la fois grain de blé, parce qu'il «fortifie le cœur de l'homme» (Ps 103,15), et graine de moutarde, parce qu'il réchauffe le cœur de l'homme... Il est grain de blé quand il est question de sa résurrection, parce que la parole de Dieu et la preuve de sa résurrection nourrissent les âmes, augmentent l'espérance, affermissent l'amour –- car le Christ est «le pain de Dieu descendu du ciel» (Jn 6,33). Et il est graine de moutarde, parce qu'il y a plus d'amertume et d'aigreur à parler de la Passion du Seigneur.


Saints du jour

Ste Angèle Merici

Fondatrice de la Compagnie de Sainte Ursule de Brescia (+ 1540)
Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. La première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée. En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux.
Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle... [lire la suite...]


S. Julien du Mans

Evêque (+ v. 250)
Premier évêque du Mans qui aurait été envoyé en mission par saint Pierre lui-même. Dieu seul connaît les détails de sa vie. S'il fut le premier évêque, ce serait plutôt au début du 4ème siècle que se placerait son existence.
Voir aussi l'historique de la paroisse Notre-Dame du Pré.
Au Mans, saint Julien, qui est tenu pour le premier évêque de la ville, au IIIe siècle.

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