Job fit cette réponse aux paroles du Seigneur : « Je sais que tu es tout-puissant : tous tes projets se réalisent. Et tu l'as bien dit : 'Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? 'J'ai fait, dans mon ignorance, des discours sur des merveilles qui me dépassentet dont je ne sais rien. Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t'ont vu. C'est pourquoi je me rétracte, je me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Le Seigneur bénit les dernières années de Job plus encore que les premières. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de boeufs et mille ânesses. Il eut encore sept fils et trois filles. Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Jasmin, et la troisième Ombre-du-regard. Il n'y avait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d'héritage comme à leurs frères. Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit les descendants de ses fils jusqu'à la quatrième génération. Job mourut très âgé, rassasié de jours.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom.» Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux.» Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.» Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.»
Fondateur de l'Ordre des Chartreux (1035-1101)
Saint Bruno naquit à Cologne d'une famille de première noblesse. Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour Dieu. Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grandeurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation.... [lire la suite...]
Commentaire
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 1 sur la 1ère lettre aux Thessaloniciens (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 132)
«Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint»
«Vous êtes devenus les imitateurs du divin Maître» dit Paul. Comment cela? «En recevant la parole au milieu des épreuves, dans la joie de l'Esprit Saint» (1Th 1,6)... L'épreuve affecte la partie matérielle de notre être; la joie brille dans les hauteurs spirituelles. Je m'explique: les accidents de la vie sont tristes et pénibles, mais les résultats en sont joyeux, l'Esprit le voulant ainsi. Il est donc possible qu'on ne se réjouisse pas quand on souffre, si l'on souffre alors pour ses péchés, mais on se laissera même flageller avec allégresse si c'est pour le Christ (cf Ac 5,41).
C'est là ce que l'apôtre nomme la «joie de l'Esprit»; on la respire dans ce que la nature repousse avec horreur. On vous a suscité mille peines, dit-il, vous avez subi la persécution, mais l'Esprit ne vous a pas abandonné dans ces épreuves. Comme les trois enfants étaient entourés d'une douce rosée dans la fournaise (Dn 3), vous l'êtes aussi dans l'épreuve. Assurément cela ne dépendait pas de la nature du feu et ne pouvait avoir pour cause que le souffle de l'Esprit. Il n'est pas non plus dans la nature de l'épreuve de vous donner de la joie, et cette joie ne peut venir que d'une souffrance endurée pour le Christ, de la divine rosée de l'Esprit qui transforme en un lieu de repos la fournaise des épreuves. «Avec joie» dit-il, et non avec une joie quelconque, mais avec une joie intarissable; c'est ce qu'il faut entendre, dès lors que l'Esprit Saint en est l'auteur.