Lecture du livre des Actes des Apôtres
Comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium, et ils parvinrent à retourner la foule ; Paul fut lapidé, puis on le traîna hors de la ville en pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples se groupèrent autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé ; dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples.
Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie. Ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia, et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'oeuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir. À leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
Ils demeurèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. »
Evêque de Bourges (+ 550)
Chancelier royal et évêque de Bourges, il fut l'un des plus grands évêques de l'époque mérovingienne qui contribuèrent à tirer la Gaule du chaos où l'avait plongée l'effondrement de l'empire romain et qui lui rendirent une civilisation en la rendant chrétienne.Histoire diocèse de Bourges Chancelier, il exerça sa charge de... [lire la suite...]
soeur de la Charité de la Sainte-Croix (+ 1919)
Elle est célébrée dans la province de Bade en Allemagne. Durant toute sa vie, elle pratiqua les béatitudes.
À Hegne, au pays de Bade en Allemagne, l’an 1919, la bienheureuse Ulrique (Françoise Nisch), vierge, sœur de la Charité de la Sainte-Croix, qui, dans les tâches les plus humbles, principalement dans celle... [lire la suite...]
évêque (+ v. 1174)
Ce petit berger dauphinois est un enfant prodige. Gardien vigilant de ses moutons, il mémorise entièrement le psautier. A 12 ans, il décide de lui-même d'entrer à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux. De là on l'envoie fonder l'abbaye de Tamié (mons qui stat medius).
A 40 ans, le voici nommé, bien malgré lui, archevêque de Tarentaise,... [lire la suite...]
Commentaire
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Meditationen zur Karwoche, 1969 (trad. Un seul Seigneur, Mame 1971, p. 117)
« Je m'en vais, et je reviens vers vous »
L'évangéliste Jean fait remonter les deux sacrements [du baptême et de l'eucharistie] à la croix : il les voit jaillir du côté ouvert du Seigneur (19,34) et y découvre l'accomplissement d'une parole de Jésus dans son discours d'adieu : « Je m'en vais et je reviens vers vous » (grec). « En partant, je viens ; oui, mon départ –- la mort sur la croix –- est aussi ma venue. »
Tant que nous sommes en vie, notre corps n'est pas seulement le pont qui nous relie les uns aux autres, il est aussi la barrière qui nous sépare, nous enferme dans le réduit infranchissable de notre moi... Son côté ouvert devient le symbole de la nouvelle ouverture que le Seigneur s'est acquise dans la mort. Désormais, la barrière de son corps est enlevée : le sang et l'eau coulent de son flanc à travers l'histoire en un immense flot ; en tant que Ressuscité, il est l'espace ouvert qui nous convie tous.
Son retour n'est pas un événement lointain situé à la fin des temps : il a déjà commencé à l'heure de sa mort où, tout en partant, il est venu de façon toute nouvelle au milieu de nous. Ainsi, dans la mort du Seigneur, s'est accomplie la destinée du grain de blé : s'il n'est pas enfoui en terre, il reste seul, mais s'il tombe en terre et meurt, il porte du fruit au centuple (Jn 12,24). Tous nous vivons encore du fruit de ce grain de blé qui est mort. Dans le pain de l'eucharistie, nous recevons l'inépuisable multiplication des pains de l'amour de Jésus Christ, assez riche pour rassasier la faim de tous les siècles.