20.05.2013 | Férie du Temps ordinaire | Si 1,1-4.6.8-10 Mc 9,14-29
27 avril 2012

S. Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Eglise

Ac 9,1-20  Première lecture

Lecture du livre des Actes des Apôtres
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus, hommes et femmes, qu'il découvrirait.
Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: «Saul, Saul, pourquoi me persécuter?» Il répondit: «Qui es-tu, Seigneur? — Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire.»
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur: ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela: «Ananie!» Il répondit: «Me voici, Seigneur.» Le Seigneur reprit: «Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude: tu demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision: un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit: «Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem. S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom.»
Mais le Seigneur lui dit: «Va! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'lsraël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom.»
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant: «Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint.»
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême. Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu.

Jn 6,52-59  Évangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?»
Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement.»

Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

Commentaire

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Jesus, the Word to be Spoken, ch. 6 (trad. Jésus, celui qu'on invoque, p. 84 rev.)

 

«Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui»

 

Comme Jésus nous parle avec tendresse lorsqu'il s'offre aux siens dans la sainte communion: «Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui». Qu'est-ce que mon Jésus pourrait me donner de plus que sa chair en nourriture? Non, Dieu ne pourrait pas faire plus, ni me montrer un plus grand amour.

 

La sainte communion, comme le mot lui-même l'implique, est l'union intime de Jésus avec notre âme et notre corps. Si nous voulons avoir la vie et la posséder de façon plus abondante, nous devons vivre de la chair de notre Seigneur. Les saints l'ont tellement bien compris qu'ils pouvaient passer des heures en préparation et plus encore en action de grâce. Qui pourrait expliquer cela? «Quelle profondeur de richesse dans la sagesse et la science de Dieu! Comme ses jugements sont incompréhensibles, s'exclamait Paul, comme ses chemins sont impénétrables, car qui connaît l'esprit du Seigneur?» (Rm 11,33-34).

 

Lorsque vous accueillez le Christ dans votre c&oelig