Après avoir suscité une vive polémique lors de sa diffusion sur la télévision française durant la Semaine Sainte, le documentaire "La guerre perdue du Vatican" sera diffusé sur les ondes de RTS deux, dimanche 22 avril 2012, dans le cadre de l’émission ’Histoire Vivante’. Le Comité français de radio et télévision (CFRT), organisme responsable du "Jour du Seigneur", qui a apporté sa contribution à la réalisation du documentaire se désolidarise "de cette entreprise de sape".
"La guerre perdue du Vatican" film documentaire de Patrick Benquet (www.patrickbenquet.info)
La thèse très orientée du réalisateur du documentaire Patrick Benquet a provoqué la colère d'une bonne partie de l'Eglise en France. L'orientation du film "La Guerre perdue du Vatican" figure dans le titre. "Cette enquête se termine par l'image d'une Eglise dans la tempête, assiégée par ses contestataires, frappée au coeur par le scandale de la pédophilie et qui cherche à survivre en se barricadant derrière les hautes murailles d'une tradition, rejetée par la société contemporaine", affirme le texte de présentation de l'auteur. La colère et l'embarras sont évidents auprès du CFRT, responsable du "Jour du Seigneur", qui a apporté sa contribution à la réalisation du film. Le Père Philippe Jeannin, dominicain et producteur du CFRT, souligne que le Comité n'est en rien complice de "cette attaque en règle contre l'Église catholique, mais en quelque sorte victime du documentaire qu'il a effectivement coproduit." "Pour le documentaire en question, nous avons été invités par France Télévisions, notre diffuseur pour 'Le Jour du Seigneur', à coproduire un documentaire sur Vatican II déjà confié à une productrice (Alegria). Le réalisateur avait indiqué, dans sa note d'intention, 'adhérer au projet pour comprendre, vu de l'intérieur, ce que Vatican II a fait avancer au sein de l'Église et des fidèles' et sa note d'intention – qui se terminait par : 'L'esprit de Vatican II n'est pas mort' – nous a alors mis en confiance et ne laissait nullement paraître ni imaginer le résultat final du documentaire."
"Faire connaître les richesses de Vatican II à ceux qui n'étaient pas ...
[lire la suite...]De Terre sainte aux Etats-Unis, en passant par l'Italie, l'Inde et ...
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L'occasion perdue d'un bon documentaire
Par la pub alléché, je me suis mis à regarder ce film. Après un moment , il m'a paru insipide, insignifiant et j'ai donc passé à autre chose. Pour autant, je ne suis pas indigné de cette présentation très orientée par les préjugés du réalisateur. Certes, c'est non seulement UNE vision, mais une vision de l'extérieur, critique, filtrée, orientée. Mais comment ne pas tenir compte d'une telle vision? Comment ne pas comprendre qu'elle existe? Et quelle est partagée aujourd'hui par beaucoup de catholiques distants de leur Eglise? Bien plus, comment ne pas accepter certaines dénonciations justifiées? Par exemple, le scandale des abus sexuels commis par des ecclésiastiques et longtemps tenus cachés? Comment ne pas reconnaître la part de vérité de certains constats, peut-être exagérés, mais pas totalement inventés? Contestations internes, perte de crédibilité et d'influence, remparts de traditions discutables héritées d'un autre temps... Certes, cela n'est pas toute la réalité catholique, de loin pas, mais tout dans cela ne peut être non plus nié. Ce genre de film peut nous être utile en nous poussant à une saine autocritique, sans culpabilité morbide, à empoigner les vrais problèmes, à nous convertir, du bas en haut de la pyramide hiérarchique, dans nos diocèses et dans nos paroisses. Pour autant, je n'irai pas regarder le film jusqu'au bout. Pour une raison très simple. Si je prends l'évangile pour apprécier l'état de l'Eglise, et le mien propre, le décalage entre l'idéal et la réalité et bien plus grand que ce que dénonce le film. J'entends saint Paul me et nous dire: "Toi qui te glorifies dans la Loi, en transgressant cette loi, c'est Dieu que tu déshonores. Le nom de Dieu, à cause de vous, est blasphémé parmi les païens." Alors, la critique du film m'apparaît toujours insignifiante, mais en plus presque gentillette.Objectivité où es-tu ?
J'ai regardé avec beaucoup d'attention le documentaire en question. C'est triste de voir comment l'information qui est donnée manque d'objectivité. D'un côté les vilains cathos tradis et de l'autres ceux qui ont tout compris qui détiennent la vérité et les recettes qui feront le succès de l'Eglise catholique si elles étaient appliquées. Le réalisateur a instruit à charge. Ce qu'il a montré du catholicisme n'est pas représentatif de la réalité. En effet, en montrant les deux pensées qui sont à l'extrême l'une de l'autre, on comprend bien vers qui les préférences du réalisateurs penchent. Pour ma part, je refuse d'être "gouverné" par les extrêmes. Ni les tradis ni les modernistes ne me séduisent. Ils sont ligués pour détruire et diviser. Dommage encore que le réalisateur soit sous la domination et la dictature de la pensée dominante du moment. Bien sûr, beaucoup de questions doivent être abordées, mais sur 2'000 ans d'histoire de l'Eglise qui sommes nous pour donner aujourd'hui des orientations si extrêmes à notre Eglise. En entendant ces prêtres rebelles, ces femmes théologiennes, j'ai le sentiment que les mots confiance, obéissance, respect n'ont plus de sens pour beaucoup. Quant au discours du ont dit rien et on fait dans le silence. Le réalisateur ne prend pas en compte les nombreux prêtres qui sont en toute sérénité en lien avec le magistère de l'Eglise. Vraiment triste...Triste ? Objectivité ?
Ce qui est triste, c'est moins le documentaire que les vérités qu'il dénonce. Double langage de l'Eglise dans laquelle de moins en moins de croyant se retrouvent. La confiance oui, l'obéissance oui, le respect oui. Quand on constate avec quelle inconséquence l'Eglise a minimisé les signaux dénonçant les comportements déviants de beaucoup de ses prêtres on se dit que cette confiance, cette obéissance et ce respect ont bien mal été placé en ce qui la concerne. Quant au prêtre précédent qui "n'a pas regardé jusqu'au bout" : dommage car ce documentaire traduit bien ce que ressentent de nombreux catholiques qui quittent l'Eglise... Se désintéresserait-il de ce qu'une partie de ses paroissiens déçus pensent et ressentent ?