"Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis." Jn 10, 11 | Flickr/lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0
"Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis." Jn 10, 11 | Flickr/lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0

Homélie du 12 mai 2019 (Jn 10, 27-30)


Diacre Stephan Rempe – église Saint-Prothais, Saint-Prex

Ce passage d’évangile d’aujourd’hui est très court, mais il fait suite à une réponse de Jésus au Juifs qui lui demande: Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement. Alors Jésus leur dit: ce sont les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne me croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.

Puis il continue : mes brebis écoutent ma voix et moi je les connais… Jésus nous redis qu’il est venu pour nous guider, il ne nous abandonne pas, et il aimerait que nous lui fassions confiance.

Nous ne savons pas toujours où la vie nous mène, dans quel milieu nous sommes appelés à vivre, quelles personnes nous allons rencontrer… toutes ces inconnues de notre existence terrestre qui ont de quoi nous déstabiliser parfois, eh bien le Seigneur nous redit que si nous restons au sein de son troupeau, il ne nous laissera pas tomber.

Mais nous ne faisons pas partie d’un simple troupeau anonyme, le berger les connait ses brebis, chacune par leur nom comme, Jésus le dit au début du chapitre 10 de saint Jean.
Elles ne périront pas et je leur donnerais la vie éternelle.

Ecouter la voix du Seigneur, c’est bien sûr tout ce que nous pouvons vivre en Eglise, par l’Eucharistie, les temps d’adoration, et de prières, de partage de la parole. Mais également dans le secret de sa chambre, dans le silence de l’oraison, la lecture de la parole.

Je pense spécialement à vous qui êtes chez vous à l’autre bout des ondes, qui pour certains ne peuvent plus se rendre dans les lieux de culte, le Seigneur vous rejoint chaque fois que vous prenez le temps de l’écouter. Vous faites partie de son peuple.

Il y a réciprocité

Et puis, il me semble qu’il y a aussi une sorte de réciprocité. Les brebis écoutent. Le berger les connait et elles le suivent.

Le suivre c’est se mettre à son service, l’imiter par des actes: c’est l’accueil des plus pauvres, de ceux qui ont des difficultés et parfois de la peine à suivre le berger et le reste du troupeau, ceux qui sont en marge.

Car nous pouvons trouver parfois que nous sommes bien au sein du troupeau. Le Seigneur nous protège, nous sommes entre nous. N’oublions pas de laisser une ouverture à celui qui veut s’y glisser. Réjouissons-nous des nouvelles brebis qui nous rejoignent, même si elles bousculent nos habitudes, qu’elles ont d’autres coutumes, ne parlent pas la même langue, ou pire des jeunes qui font du bruit et chantent d’autres chants que nous.

Nous mêler au monde

Soyons, à la manière de Paul et Barnabé, des chrétiens qui nous mêlons au monde pour témoigner de cette confiance que Dieu nous fait dans notre vie de tous les jours, au sein de nos familles, nos cercles d’amis, de sport, de travail… Malgré le pessimisme ambiant qui règne actuellement dans notre monde.

Cette confiance ne va pas de soi, nous qui avons souvent des vies réglées comme du papier à musique, ou des applications de smartphone, pour être dans l’air du temps. Nous pensons parfois que rien ne peut nous arriver.

Alors quand soudain nous avons un imprévu, un souci, un grain de sable dans le rouage de nos existences, une maladie, un conflit qui nous déstabilise et nous déboussole. Il est important de pouvoir se remettre dans les mains de Dieu, et se laisser guider par son Esprit, lui faire confiance pour retrouver un semblant de route et la sortie du tunnel.

Un entraînement quotidien

Mais bien sûr que c’est un entraînement de tous les jours, ce n’est pas seulement quand ça va mal qu’il faut crier vers Dieu pour lui demander quoi faire.

J’ai envie de dire aux plus jeunes qui sûrement font du sport, du foot, du tennis, de la danse, que sais-je. Ils savent très bien que pour être prêt au moment de la compétition, il faut s’entraîner régulièrement pour avoir les muscles solides et savoir où se placer au bon moment dans le jeu.

Et si l’on arrête de s’entraîner pendant un certain temps, l’envie se perd et c’est plus difficile de s’y remettre.

Dans la prière, pour écouter la voix du berger, c’est un peu la même chose: c’est un travail de chaque jour, prendre le temps de demander à Jésus de nous aider à le suivre, de nous dire où aller, il faut persévérer nous ne l’entendons pas toujours, même les champions de la prière vous le diront. Et souvent c’est indirectement qu’il nous fait signe, par un proche ou un ami.

Une place à prendre

Et en cette journée de prières pour les vocations, c’est peut-être ça que nous pourrions lui demander. Bien sûr il y a les vocations religieuses, les agents pastoraux et les nombreux bénévoles en Eglise qui ont besoin de nos prières.

Mais moi, quel est ma vocation? Qu’est-ce que le berger attend de moi, dans mon quotidien d’hommes et de femmes, de jeune ou moins jeune, de grands-parents, retraité et même malade ou handicapé?
Chacun a une place à prendre, pour être cet ami par qui le Seigneur passe, pour témoigner et semer la confiance en l’amour de Dieu autour de nous.


4e DIMANCHE DE PÂQUES

Lectures bibliques : Actes 13, 14.43-52 / Psaume 99 (100), 1-2, 3, 5 / Apocalypse 7, 9.14b-17 / Jean 10, 27-30


 

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