Le Père Federico Lombardi, directeur sortant du Bureau de presse du Saint-Siège (Photo: Bernard Bovigny)
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Le Père Federico Lombardi, directeur sortant du Bureau de presse du Saint-Siège (Photo: Bernard Bovigny)

"Vatileaks 2": Le Père Lombardi défend le "professionnalisme" de la justice vaticane

07.12.2015 par I.Media

En plein procès de l’affaire dite “Vatileaks 2”, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a publié le 7 décembre 2015 une note visant à réaffirmer le “professionnalisme” et la “compétence” de la justice vaticane.

Parmi les cinq inculpés, les deux journalistes italiens Emiliano Fittipaldi et Gianluigi Nuzzi, ont en effet plusieurs fois assuré que leur accusation ne serait pas valide selon le droit en vigueur dans la péninsule. Quant à Francesca Chaouqui, considérée comme l’un des deux corbeaux dans cette affaire, elle a demandé à être jugée en Italie et non au Vatican.

Le Vatican bénéficie d’un “système judiciaire qui lui est propre”

Le Père Federico Lombardi a ainsi invité à avoir “pleine confiance” dans la justice du petit Etat, le jour même de la troisième audience du procès des auteurs présumés de substitution et de diffusion de documents confidentiels sur les dysfonctionnements financiers du Saint-Siège.

Au fil de sa note, le Père Federico Lombardi rappelle avant tout que l’Etat de la Cité du Vatican bénéficie d’un “système judiciaire qui lui est propre, entièrement autonome et séparé du système italien, doté de ses propres organes judiciaires pour les différents niveaux de jugement et de la législation nécessaire en matière pénale et de procédure pénale”.

Avocats commis d’office

Au début du procès, plusieurs inculpés avaient demandé par ailleurs à être défendus par un avocat de leur choix, et non par l’avocat commis d’office par la justice vaticane. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège rappelle alors que “les règles en vigueur dans l’institution vaticane, appliquées par les autorités judiciaires, sont parfaitement en ligne avec les procédures de la plupart des pays du monde où, pour être admis comme défenseur dans un tribunal, il faut avoir obtenu une habilitation spécifique à l’exercice de la profession, délivrée en présence de qualités et de diplômes requis par le système judiciaire concerné”. Le Père Lombardi explique en outre que les avocats habilités au Vatican sont des professionnels particulièrement “qualifiés”.

En conclusion, le ‘porte-parole’ du Vatican assure que “toutes les prémisses existent donc pour avoir pleine confiance dans le professionnalisme et dans la compétence de ceux qui doivent garantir le bon déroulement d’un procès qui, pour différentes raisons, suscite un grand intérêt”. (cath.ch-apic/imedia/ami/be)


Le journaliste italien Gianluigi Nuzzi, ici en 2016 lors du procès Vatileaks 2. | © Keystone

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