Avortement: le pape souhaite la béatification du roi Baudouin
Le pape s’est rendu dans la crypte royale de l’église Notre-Dame de Laeken où il a rendu hommage au roi Baudouin (1930-1993), le 28 septembre 2024. Le pontife a souhaité la béatification de ce souverain qui avait temporairement abdiqué pour ne pas contresigner une loi légalisant l’avortement en Belgique.
Après la rencontre dans la basilique de Koekelberg où il a rencontré la communauté catholique de Belgique, le pape François s’est rendu dans la crypte royale située sous l’église Notre-Dame de Laeken, où se trouvent les tombes de nombreux membres de la Maison Royale de Belgique.
Accueilli par le roi Philippe et la reine Mathilde, le pape s’est recueilli en silence devant la tombe du roi Baudouin, indique le Vatican dans un communiqué sur ce déplacement qui ne figurait pas dans le programme officiel. Devant les personnes présentes, il a salué le «courage» de cet homme qui a choisi de « quitter son poste de roi pour ne pas signer une loi meurtrière », rapporte le Saint-Siège.
Le pape François a aussi « exhorté les Belges à se tourner vers [le roi Baudouin] en cette période où l’on fait des lois criminelles, et a souhaité que sa cause de béatification avance ». Ces termes génériques peuvent faire allusion à l’extension progressive des conditions de l’accès à l’euthanasie, légalisée en Belgique en 2002. Baudouin, le cinquième roi des Belges et oncle du roi Philippe, a régné durant 42 ans sur la Belgique. La foi et la conscience de ce fervent catholique l’avaient empêché de signer une loi sur l’avortement adoptée par le parlement en 1990.
Réaction outrée des laïcs
La déclaration du pape a déjà provoqué de vives réactions au sein de la société belge. Le Centre d’action laïque a dénoncé des «propos ahurissants». Il y voit une «provocation faite le jour même de la journée internationale pour le droit à l’avortement».
«Loin d’être le progressiste que certains veulent nous présenter, le pape tient à nouveau des propos d’un autre temps», accusent les membres du centre qui interpellent le gouvernement belge sur cette «interférence» venant du dirigeant d’un pays «théocratique». (cath.ch/imedia/hl/mp)





