A voir jusqu’au 21 octobre
Bâle: Trésor de la cathédrale de Bâle, une exposition exceptionnelle
B 15 juillet 2001 (APIC) Le musée d’histoire de Bâle présente depuis vendredi 13 juillet jusqu’au 21 octobre, une exposition exceptionnelle consacrée au trésor de la cathédrale de la cité rhénane. Déjà présentée avec un grand succès à New York, l’exposition sera ensuite visible à Munich.
Il faudrait remonter à quelque cent septante ans en arrière pour retrouver le trésor dans un état aussi complet, a expliqué devant les médias Burkard von Roda, directeur du musée. Le nombre et la qualité des pièces d’orfèvrerie romanes et gothiques en font un patrimoine jugé exceptionnel.
C pendant des siècles puis dispersé
Lors de la dernière présentation de l’ensemble du trésor en 1956, plusieurs pièces manquaient à l’appel. L’actuelle exposition rassemble quelque 150 objets, dont une moitié de calices, d’ostensoirs et de croix. Certains objets disparus au cours des siècles ont été remplacés par des copies, a indiqué le musée.
Caché dans la sacristie de la cathédrale de Bâle depuis l’adoption de la Réforme par la cité rhénane en 1529, le trésor a survécu et n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Lors de la séparation des deux Bâle en 1833, il a été partagé et de nombreux objets, mis aux enchères, ont été dispersés à travers le monde.
Certaines pièces n’ont plus été visibles à Bâle depuis cette époque, comme le reliquaire de saint Eustache, emprunté au British Museum de Londres. Les objets présentés proviennent de différents musées d’Amsterdam, Berlin, Londres, New York, Saint-Pétersbourg, Vienne et Zurich. Il a fallu cinq ans pour faire toutes les demandes de prêt. La pièce centrale du trésor, le fameux autel d’or réalisé vers l’an 1000, se trouve au Musée national du Moyen Age (Cluny), à Paris. Sous le coup d’une interdiction formelle de prêt, l’autel n’a pas fait le voyage de Bâle.
Cette exposition est organisée dans le cadre des festivités marquant le 500e anniversaire de l’entrée de Bâle dans la Confédération. Le trésor a attiré 140’000 visiteurs au Metropolitan Museum of Art de New York.
Le Musée d’histoire de Bâle, Barfüsserkische, à la Barfüsserplatz, est ouvert le lundi et du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h et le jeudi jusqu’à 20 h. ( Apic/ats/mk/pr)
Indonésie: purification ethnique au Kalimantan Jayapura
Manille, 15 juillet 2001 (APIC) La purification ethnique se poursuit au Kalimantan central et occidental, deux provinces de l’île de Bornéo, où la situation reste tendue. Plus de 40’000 personnes dispersées se trouvent aujourd’hui à Pontianak, capitale du Kalimantan Occidental.
L’explosion de violence des indigènes Dayaks contre les immigrés Madurais, aux mois de février et de mars derniers, ont fait plus de 500 morts. Des milliers de Madurais qui ont abandonné leurs maisons au Kalimantan occidental sont regroupés dans des camps de réfugiés installés par le gouvernement indonésien. Mais ceux-ci sont attaqués par les «Dayaks», qui poursuivent ainsi leurs opérations de purification ethnique. Actuellement, plus de 40’000 personnes dispersées se trouvent à Pontianak, capitale du Kalimantan Occidental.
Dans le même temps, les tentatives de médiation se poursuivent. Au début du mois de juillet, les dirigeants des deux ethnies se sont rencontrés à Pontianak et se sont mis d’accord pour mettre fin de toute urgence à toute forme de violence. Les chefs religieux de la région ont eux aussi lancé un appel à la communauté tout entière, rappelant «le devoir de respecter la dignité de tout être humain et des droits égaux pour tous». L’appel est signé par Mgr Leo Laba Ladjar, évêque de Jayapura, et par les responsables protestants et musulmans. Les leaders religieux condamnent le climat de tension et les attaques, dont le nombre n’a cessé d’augmenter durant ces derniers mois.
La raison principale du conflit à Bornéo réside dans le contraste entre la richesse des Madurais et la pauvreté des Dayaks. Les premiers sont travailleurs et actifs dans le commerce; les indigènes ont pour seules ressources la terre et ce qu’elle produit. Dans le passé, les immigrés madurais n’ont pas respecté la culture des tribus indigènes. Cela a entraîné des haines, que le gouvernement n’est pas parvenu à tenir sous contrôle. En 1999, les heurts entre les deux ethnies ont fait plus de 3’000 chez les Madurais, la plupart ayant été décapités. (apic/cip/fs/pr)




