Les favella de Rio., symbole de la violence et de la pauvreté de la ville. (Photo: Flickr/sarahjadeonline/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-ND 2.0</a>)
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Les favella de Rio., symbole de la violence et de la pauvreté de la ville. (Photo: Flickr/sarahjadeonline/CC BY-ND 2.0)

Le cardinal de Rio qualifie la violence de "catastrophe sociale"

09.05.2016 par Jean-Claude Gerez, correspondant de l'Apic en Amérique latine

Le Cardinal Orani João Tempesta, archevêque de Rio de Janeiro et les évêques brésiliens de la région orientale du Brésil, ont publié le 4 mai 2016 un document sur la situation sociale que vit l’État de Rio. Ils y expriment leur “angoisse” devant les multiples formes de “souffrance humaine” vécues par la population.

“Comme pasteurs, nous considérons cette situation comme une catastrophe sociale”, souligne la lettre ouverte signée notamment par le Cardinal Orani João Tempesta, archevêque de Rio de Janeiro. “Nous ne pouvons pas ne pas nous sentir coupables devant les larmes versées par tant de personnes vivant dans des situations précaires, liées notamment à la santé, à l’éducation, à la carence alimentaire, à la sécurité, au logement, à l’emploi et au non-paiement des salaires et des retraites”. Cette lettre évoque également la récente alarme lancée par Amnesty International Brésil à propos des violences et homicides causés par les forces de sécurité déployées dans les quartiers les plus pauvres et violents de la ville.

“L’Eglise doit ouvrir ses portes”

“Nous sommes conscients que les causes de la situation actuelle sont multiples. Nous lançons un appel pour que ces difficultés soient surmontées et pour affirmer qu’il est urgent de trouver des solutions pour alléger les souffrances des fils et des filles de Dieu. Nous exhortons tous les catholiques et les personnes de bonne volonté, qui rêvent d’un monde plus humain, à assumer leurs propres responsabilités dans la recherche de solutions”.

Les évêques ont en particulier demandé aux communautés chrétiennes, aux paroisses et aux mouvements de l’Eglise “d’ouvrir leurs portes”, et d’avoir une conduite d’”Eglise samaritaine” qui se préoccupe de l’immédiat, sans pour autant renoncer à chercher des solutions plus durables et susceptibles d’éradiquer les causes de la violence. Les évêques ont enfin demandé aux institutions “une implication qui privilégie la justice sociale, le dialogue et l’attention au bien commun”. (cath.ch-apic/jcg)


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