Le film du réalisateur Xavier Dolan a remporté le Prix du Jury oecuménique de Cannes 2016 (Photo:Benedetto Pavano/Flickr/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-NC 2.0</a>)
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Le film du réalisateur Xavier Dolan a remporté le Prix du Jury oecuménique de Cannes 2016 (Photo:Benedetto Pavano/Flickr/CC BY-NC 2.0)

"Juste la fin du monde" reçoit le Prix du Jury œcuménique, à Cannes

21.05.2016 par Raphaël Zbinden

Le Jury œcuménique 2016 du Festival de Cannes a attribué son Prix au film Juste la fin du monde, de Xavier Dolan (Québec, France). Deux mentions spéciales récompensent les films American Honey, d’Andrea Arnold, et Moi, Daniel Blake de Ken Loach.

“Ce qui ne peut être prononcé peut s’entendre à travers le visage, que filme Xavier Dolan de façon transcendantale”, affirme le Jury œcuménique, dans un communiqué du 21 mai 2016. Le film dramatique québéco-français coproduit, réalisé et monté par Xavier Dolan Juste la fin du monde a conquis les jurés.

“Dans les non-dits, les clameurs et les regards se loge l’histoire d’une famille où l’on tait l’amour que l’on se porte, où l’on crie pour ne pas révéler l’essentiel”, explique le jury. L’œuvre narre le retour de Louis, incarné par l’acteur français Gaspard Ulliel. Il revient dans sa famille après 12 ans d’absence, pour annoncer aux siens sa mort prochaine. “Par son retour, Louis, le fils prodigue venu annoncer sa disparition prochaine, choisit d’insuffler l’amour et l’espoir à ses proches”, commentent les jurés.

Le cinéma britannique à l’honneur

Le Jury œcuménique a également décerné deux mentions spéciales aux films American Honey de la réalisatrice britannique Andrea Arnold et Moi, Daniel Blake, du cinéaste britannique Ken Loach. Le premier film est un road-movie “qui donne un regard d’amour à une jeunesse invisible, une équipe de vendeurs itinérants qui voyagent de ville en ville”, assure le jury.

La seconde œuvre évoque un homme au terme de sa vie qui fait fi de sa souffrance pour se mettre au service d’une famille frappée par l’exclusion et la misère. “Comme un Bon Samaritain, il lui apporte en plus cette attention et cette affection autant nécessaire à un être humain que des besoins matériels”, notent les jurés. (cath.ch-apic/com/rz)


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