A travers ce choix inédit, le pape souhaite mettre en lumière une Eglise plus périphérique | © Pixabay
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A travers ce choix inédit, le pape souhaite mettre en lumière une Eglise plus périphérique | © Pixabay

JMJ: pourquoi le Panama?

20.01.2019 par I.MEDIA

Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), organisées du 22 au 27 janvier 2019, se tiendront pour la première fois en Amérique centrale. A travers ce choix inédit, le Souverain pontife souhaite mettre en lumière une Eglise plus “périphérique”, dans le sillage de son pontificat.

Si les JMJ avaient déjà eu lieu en Amérique latine, ce seront les premières JMJ centroaméricaines. D’entre tous les pays d’Amérique centrale, le choix du Panama s’explique d’abord par un aspect pratique. C’est en effet le seul pays de la région qui dispose des conditions de sécurité et des infrastructures nécessaires à l’organisation d’un tel évènement.

Cette destination est aussi pensée pour la jeunesse d’Amérique centrale et latino-américaine qui sera très représentée, en comparaison des jeunes européens. Les dates, étonnantes pour les Européens, coïncident avec les vacances scolaires de beaucoup de pays d’Amérique latine. Le climat, sec au mois de janvier, facilite également le déroulement des JMJ.

Une Eglise ”périphérique“

Avec sa population très diversifiée et ses inégalités, le Panama offre un panel représentatif de la jeunesse d’Amérique centrale et latino-américaine. Il est, selon la Banque mondiale, l’un des pays d’Amérique latine où les inégalités sont les plus marquées.

“Panama est un pays à deux visages. Certains ne sortent jamais de leurs beaux quartiers pour ne pas voir la pauvreté à leur porte”, a confié Mgr José Domingo Ulloa, archevêque de Panama au site cath.ch le 6 janvier 2019. Le Souverain pontife, qui ne cesse d’exhorter les fidèles à aller aux ”périphéries géographiques et existentielles”, souhaite ainsi profiter de cet événement pour mettre sur le devant de la scène une Eglise plus méconnue et plus pauvre.

D’autant que, comme d’autres pays de la région, le Panama est au cœur de mouvements migratoires. Historiquement, le pays a toujours été un point de passage entre l’Amérique latine et l’Amérique du Nord. Depuis 2014, il est aussi touché par la crise politique, économique et sociale au Venezuela qui a perdu, selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus d’1,6 million d’habitants en trois ans. Comme l’ensemble des pays limitrophes du Venezuela, le Panama voit donc affluer sur son sol des réfugiés.

Un pays symbolique sur le plan historique

Selon le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, “c’est au Panama qu’a démarré l’évangélisation du continent“ et “c’est ici qu’elle pourra être renouvelée”. Le tout premier diocèse d’Amérique, a également rappelé le haut prélat en 2016, est né sur ces terres, à La Antigua en 1513. Aujourd’hui, le petit Etat compte de nombreux croyants puisque 88,5% de sa population est catholique.

“Le Panama est un très grand pays, a encore rappelé le cardinal Farell, non pas à cause des dimensions de son territoire, mais grâce à la grandeur du cœur de son peuple et à la mission géographique et historique qui a en lui-même d’unir les peuples”. Ce pays dispose enfin d’une situation géographique particulière reliant deux continents de cultures très différentes. C’est également un pays de passage, scindé par un canal qui permet aux bateaux d’aller et venir entre l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. (cath.ch/imedia/cg/pp)


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