Des migrants traversent souvent la mer au péril de leur vie (Photo: Irish Defense Forces/Flickr/CC BY 2.0)
Vatican
Des migrants traversent souvent la mer au péril de leur vie (Photo: Irish Defense Forces/Flickr/CC BY 2.0)

La communauté internationale doit défendre la droit à rester dans son pays

14.06.2018 par I.MEDIA

Si la communauté internationale doit s’engager pour les migrants, il existe un “premier droit“ à ne pas être contraint à l’émigration, a affirmé le cardinal Pietro Parolin. Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège s’exprimait lors du colloque sur les migrations organisé le 14 juin 2018 au Vatican.

Le phénomène migratoire, a relevé le cardinal italien, semble se caractériser par des défis “toujours plus urgents et complexes”. Et face à ceux-ci, grandit une tendance à adopter des “agendas politiques qui s’opposent à l’arrivée de migrants”.

Si le cardinal Parolin n’a pas cité d’exemple, c’est notamment le cas en Italie où la Ligue – un des deux partis au pouvoir depuis le 1er juin – est fermement opposée aux migrants. Son dirigeant, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, a ainsi refusé l’accès aux ports italiens à l’Aquarius, un navire ayant secouru plus de 600 migrants en Mediterranée.

Le Saint-Siège, a expliqué le ‘numéro 2’ du Vatican, ne cherche pas à interférer dans les décisions des pays, mais à rappeler les principes d’humanité et de fraternité. Au premier rang desquels, le droit de chacun à rester dans son propre pays. Ce droit doit être défendu par la communauté internationale avant toute chose. Notamment en s’opposant au recours à la guerre, au trafic incontrôlé des armes et à la “terrible plaie” de la corruption.

Services sociaux de base

Lorsque les migrations existent, les Etats doivent coopérer durant tout le trajet du migrant, a estimé le haut prélat. Il faut ainsi lui offrir – quelque soit son statut – les services sociaux de base: santé, éducation, justice et minimum vital. Cela demande un fort engagement politique, a-t-il reconnu, mais les migrations ont une part d’humanité qui ne peut être ignorée.

Cette intervention a été prononcée par le ‘bras droit’ du pape François au cours d’un colloque organisé conjointement par le Vatican et l’ambassade du Mexique près le Saint-Siège. Il fait suite à une première rencontre organisée en 2014 à Mexico à laquelle le cardinal Parolin avait déjà participé. (cath.ch/imedia/xln/rz)


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