A Bari, le pape François prie pourla paix avec les patriarches orientaux | capture d'écran Vatican Media
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A Bari, le pape François prie pourla paix avec les patriarches orientaux | capture d'écran Vatican Media

Le pape François et les patriarches orientaux prient pour la paix au Moyen-Orient

07.07.2018 par Maurice Page

Le pape François et tous les chefs des Eglises orientales, orthodoxes et catholiques ont invoqué d’une seule voix la paix pour le Moyen-Orient, sur le front de mer à Bari le 7 juillet 2018.

Sous un ciel radieux et une chaleur pesante, accompagnée d’un fort vent, le successeur de Pierre a inauguré ce temps de prière par une invocation de louange à la Sainte Trinité : “Dieu soit béni, Père, fils et Esprit Saint, miséricordieux et grand dans l’amour, source de pardon, de communion et de paix“. Cette journée s’appuie sur la prière “afin que la lumière dissipe les ténèbres du monde“, avait affirmé un peu plus tôt le pontife en introduction à ce temps de prière.

Prenant la parole chacun leur tour, tous les patriarches ont ensuite prié dans leur langue respective. Parmi les premiers, figuraient le patriarche copte orthodoxe d’Alexandrie Tawadros II louant le Seigneur en grec, puis Aphrem II, patriarche syriaque orthodoxe d’Antioche, en anglais, ainsi que le cardinal Bechara Boutros Raï, patriarche maronite, en français.

“Devenons des instruments de la paix qui vient d’en haut“, a déclaré le cardinal Louis Raphaël I Sako patriarche de l’Eglise chaldéenne. Dieu ne se “complaît pas dans la destruction“ de sa propre création “ni dans sa damnation“, a lancé quant à lui Gewagris II, primat de l’Eglise apostolique assyrienne d’Orient. Le patriarche a alors prié Dieu “de donner abondamment la tranquillité, la paix et la réconciliation à ce monde agité et en peine“.

“Lui qui des deux groupes en a fait un seul“

Les prières n’étaient entrecoupées que de chants orientaux en araméen et de lectures bibliques en italien et en arabe. Andrea Riccardi, président de Sant’Egidio impliquée dans la lutte contre la pauvreté et l’accueil des migrants, a lu l’une d’entre elles.

Une soeur libanaise des petites soeurs de l’Evangile a prononcé la seconde lecture en Français : “Car il est notre paix, lui qui des deux groupes en a fait un seul“ (Ep 2:13-18). L’Evangile quant à lui a été chanté en arabe par un diacre de Rome originaire de Syrie.

Au terme de ce temps de prière, le  pontife a invité tous les fidèles à réciter le Notre Père, “avec simplicité de cœur et en communion d’esprit“ chacun dans sa langue. Tous les chefs des différentes confessions chrétiennes, y compris le pape, ont alors placé une bougie sur un candélabre. Tous ont alors échangé un signe de paix, ainsi que tous les fidèles présents sur le front de mer.

Le pape et les patriarches ont enfin béni la foule avant de rejoindre la basilique Saint-Nicolas pour une rencontre à huis clos de 11h à 13h30. (cath.ch/imedia/mp)


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