Rome: Un ex-prisonnier parmi les 37 futurs cardinaux
Rome: Le Collège des cardinaux comptera 178 membres, dont 128 électeurs.
Si la fonction la plus connue des cardinaux, qui date d’une décision du pape Nicolas II en 1059, est de se réunir pour élire le successeur du pape, ils ont aussi un rôle de conseillers du pape dans le gouvernement de l’Eglise. Ce rôle s’exerce de manière quotidienne à travers les dicastères de la Curie romaine dont ils sont membres, et de manière plus occasionnelle lors de «consistoires». On parle de consistoires «ordinaires privés» pour des réunions régulières d’un nombre restreint de cardinaux – une vingtaine, parmi ceux qui vivent à Rome -, par exemple pour voter des décrets concernant les prochaines canonisations. On parle en revanche de consistoires «ordinaires publics» pour des solennités particulières, comme c’est le cas pour la création de cardinaux.
C’est Paul VI qui a décidé que le nombre maximum de cardinaux pouvant élire le pape doit être de 120, par la Constitution apostolique «Romano pontifice eligendo», promulguée le 1er janvier 1975. En novembre 1970 déjà, il avait établi que seuls les cardinaux de moins de 80 ans peuvent élire le pape. Jean-Paul II confirma ces deux mesures dans la Constitution apostolique «Universi Dominici gregis», publiée le 22 février 1996 pour mettre à jour les normes concernant l’élection du prochain pape. Lui-même, toutefois, dépassa ce chiffre en février 1998, en portant à 122 le nombre de cardinaux de moins de 80 ans. Mais quelques semaines plus tard, plusieurs décès dont celui du cardinal français Jean Balland, à Lyon, le 28 février – avaient déjà ramené le nombre de cardinaux électeurs à moins de 120.
Le consistoire du 21 février prochain sera le huitième consistoire convoqué par Jean-Paul II. Le précédent avait eu lieu le 21 février 1998. Le pape avait alors nommé 20 cardinaux. Jean-Paul II avait gardé secret, pour des raisons de prudence politique, diplomatique ou religieuse, deux noms de cardinaux, qu’il nommait donc «in pectore», littéralement «dans son coeur». C’était la seconde fois qu’il agissait ainsi depuis le début de son pontificat. Lors de son premier consistoire en effet, le 30 juin 1979, il avait gardé secret le nom de l’évêque de Shanghai, en Chine continentale, Mgr Ignatius Gong Pin-Mei, qui devait n’être révélé finalement qu’en 1991, lors de son cinquième consistoire.
Aucun Suisse parmi les élus
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