Publication par le Saint-Siège de la déclaration des évêques
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Ces derniers temps, confirme Roberto Mejia Alarcon, président de l’Association des journalistes péruviens – qui groupe 8’000 journalistes, sur les 20’000 que compte le pays – nous avons eu à déplorer une trentaine d’agressions physiques contre des journalistes. Nous avons pu constater l’énorme chantage exercé sur eux, les menaces téléphoniques et les diffamations contre les professionnels de l’information ou contre leurs familles. La pression est totale et permanente: «Tu marches avec le pouvoir et son président ou tu peux te chercher un nouvel emploi»... Dans un pays où plus de 53% des Péruviens cherchent un emploi, ainsi que le soutient «La Republica», on peut aisément imaginer le choix du journaliste. Cette grave atteinte à la liberté de la presse est une insulte à l’intelligence humaine, à la dignité du journaliste...», s’insurge Roberto Mejia. Selon lui, le directeur du journal «La Jornada» et deux de ses collaborateurs, à Huaras, au nord de Lima, ont été priés de prendre la porte pour avoir osé critiquer le gouvernement. Deux émissions de radio ont subi le même sort ces jours derniers. Et les journalistes se sont retrouvés à la rue. A Juanjui, en Amazonie, ce sont des militaires qui ont signifié à un journaliste qu’il n’avait désormais plus d’emploi, après une critique contre Fujimori. Les cas sont à multiplier par 100 ou par 1’000...».
APIC – Interview
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