Suisse: L’Etat doit mener une politique active face mouvements religieux dangereux
Empêchés d’aller recevoir le message du pape pour l’Asie
Publication de l’exhortation post-synodale «Ecclesia in Asia»
Inde: La visite du pape, effet positif pour les chrétiens victimes des fondamentalistes hindous
Produire «Choisir», qui tire à 3’000 exemplaires, coûte environ 300’000 francs par an. La revue fonctionne avec de petits moyens. Elle vit grâce au travail de la communauté des jésuites et à de nombreuses collaborations quasiment bénévoles. L’équipe de rédaction compte deux postes salariés à temps partiel (60% et 50%), sans compter le poste du jésuite rédacteur en chef. Les revenus proviennent essentiellement des abonnements. Le déficit annuel est couvert par la Fondation Newman, dont le but est précisément le soutien de la revue «Choisir». Le profil du lecteur de la revue: des médecins, avocats, enseignants, militants de mouvements sociaux.
L’initiative de fonder une nouvelle revue jésuite revient au provincial de l’époque, le Père Josef Stierli. Il voulait pour la Suisse romande une publication dans le genre de la revue «Orientierung» éditée à Zurich. C’était pour lui une manière de regrouper les jésuites romands autour d’une œuvre commune, d’éviter leur éparpillement ou leur exode vers la France. Le P. Stierli avait compris que le catholicisme en Romandie avait besoin d’un soutien intellectuel. Il a gagné à son projet la première équipe de «Choisir», les Pères Robert Stalder, Jean Nicod et Raymond Bréchet.
Lancée en 1959, «Choisir» a d’emblée voulu toucher l’intelligentsia romande au-delà des chapelles idéologiques ou confessionnelles. Tout en essayant d’éviter l’élitisme. Son but: donner un peu d’oxygène à des Suisses romands asphyxiés par le conformisme alors dominant. Aider des chercheurs de sens attentifs à la vie foisonnante dans le monde de la culture et dans les Eglises. Des personnes en recherche tentées, comme tant d’artistes et d’hommes de lettres à l’époque, par l’exode vers des horizons plus ouverts.
«Choisir»: 40 ans et toujours libre