Les membres de la Conférence épiscopale des évêques latins des régions arabes (CELRA) réunis à Nicosie (photo: lpj.org)
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Les membres de la Conférence épiscopale des évêques latins des régions arabes (CELRA) réunis à Nicosie (photo: lpj.org)

Pas de paix sans justice, rappellent les évêques latins des pays arabes

12.07.2015 par Maurice Page

Nicosie, 12.07.15 (cath.ch-apic) Pour la Conférence épiscopale des évêques latins des régions Arabes (CELRA) l’avenir des chrétiens au Moyen-Orient “dépend de la qualité de notre foi et de notre confiance dans le dialogue interreligieux qui peut contribuer à une meilleure coexistence avec nos frères musulmans.” Dans une déclaration publiée à l’issue de leur rencontre à Nicosie, sur l’île de Chypre, du 6 au 9 juillet 2015, les évêques rappellent qu’il n’y a pas de paix sans justice.

Des évêques de la péninsule arabique, de Syrie, du Liban, de Jordanie, de Palestine, d’Israël, de Chypre, de Djibouti et de Somalie se sont réunis du 6 au 9 juillet 2015 pour leur 65e assemblée à Nicosie. Ils se sont penchés notamment sur l’avenir des communautés chrétiennes au Moyen-Orient. Ils relèvent que plus d’un an est passé depuis la guerre de Gaza, la prise de Mossoul, et un conflit au Yémen déclaré par la Coalition arabe dure depuis cinq mois sans laisser entrevoir une lueur d’espoir.

S’élever contre le fondamentalisme

Malgré la situation de désespoir des communautés chrétiennes en Syrie et en Irak, les évêques insistent sur le fait “que notre avenir dépend de la qualité de notre foi et de notre confiance dans le dialogue interreligieux qui peut contribuer à une meilleure coexistence avec nos frères musulmans parce que de nombreuses personnes de bonne volonté s’élèvent contre le fondamentalisme et l’intolérance en respectant la liberté de conscience et le pluralisme religieux.”

A ce titre la CELRA répète son appel de l’an dernier. “Il n’y a pas de paix sans justice et pas de justice sans respect des droits humains, sociaux et religieux. Il n’y a pas de paix sans pardon et sans réconciliation. Parce que les mêmes facteurs à l’origine du conflit continueront de générer plus de haine et plus de guerres. Comme il est impossible de tuer au nom de Dieu, la religion ne peut pas être instrumentalisée à des fins politiques et économiques, parce que toute personne humaine a droit au respect, indépendamment de son appartenance religieuse et ethnique ou de son statut minoritaire”.

S’adapter à la pastorale locale

A l’occasion de l’année de la vie consacrée les évêques de la CELRA remercient les congrégations pour leur travail très apprécié. Ils appellent néanmoins “toutes les communautés religieuses, en vue d’offrir un meilleur apostolat, à apprendre davantage la langue locale, à entrer dans la culture des peuples qu’elles désirent servir et s’adapter avec amour à la pastorale locale.”

Dans la perspective du prochain synode sur la Famille qui se tiendra à Rome au mois d’octobre prochain, les évêques ont évoqué les différents défis de la famille en général, mais plus spécialement ceux liés à la bioéthique. “Les couples doivent se former en étant ouverts à la vie, qui est don de Dieu et fruit de l’amour humain. Nous avons une pensée spéciale pour les couples séparés ou en crise.”

Enfin l’année de la Miséricorde décrétée par le pape François a trouvé un écho tout particulier chez les évêques de la CELRA. (apic/com/mp)


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