Paris: Le Prix Humanisme chrétien 2011 à Marie Viloin pour «Tout sera pardonné»
Paris, 7 octobre 2011 (Apic) Le Prix Humanisme chrétien 2011 sera remis le 14 octobre à Paris à la réalisatrice Marie Viloin pour sa série d’émissions TV «Tout sera pardonné», qui revient sur une affaire d’hormone de croissance contaminée. Couronnant d’ordinaire un livre, le Prix est attribué pour la première fois à une oeuvre audiovisuelle, en l’occurrence une réalisation en quatre volets diffusés sur France 2 dans le cadre du Jour du Seigneur.
Le Prix humanisme chrétien sera remis par Dominique Ducret, président de l’association d’éducation et d’entraide sociales (AEES) et Jean-Didier Lecaillon, président de l’académie d’éducation et d’études sociales (AES), en présence du dominicain Philippe Jeannin, directeur du Comité Français de Radio et de Télévision (CFRT).
La série «Tout sera pardonné» revient sur une affaire d’hormone de croissance contaminée. Près de 1700 enfants trop petits ont été soignés avec une hormone fabriquée, jusqu’en 1988, à partir de l’hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres. Des jeunes sont ensuite morts de la maladie de Creutzfeld-Jakob, du fait que certaines de ces hormones étaient infectées. D’après l’association des victimes de l’hormone de croissance, à ce jour, 120 personnes sont décédées.
Marie Viloin confronte victimes et incriminés aux questions de justice et de pardon, de responsabilité et de culpabilité, de pardon à soi-même et aux autres. «Tout sera pardonné» est une histoire de chemin emprunté par trois personnes pour retrouver un peu de paix: Francine et Jean-Guy Delbrel, qui ont perdu leur fille traitée par l’hormone de croissance; Henri Cerceau, à l’époque directeur de la Pharmacie centrale, inculpé dans le procès puis relaxé.
«Tout sera pardonné» est une histoire de pardon qui s’écrit dans le temps, et que l’on suit au fil des 4 épisodes. La réalisatrice Marie Viloin accompagne les protagonistes dans ce cheminement douloureux vers la libération intérieure. «Tout sera pardonné» est aussi une contemplation face au tableau de Zurbaran «Agnus dei», mis en scène dans le film pour évoquer le pardon de Dieu.
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