Trois fondateurs de communautés élevés sur les autels
Rome, 20 octobre 2011 (Apic) Benoît XVI présidera la 9e messe de canonisation de son pontificat le 23 octobre 2011. Le pape proclamera trois nouveaux saints: le Père Luigi Guanella (1842-1915) et l’archevêque Guido Maria Conforti (1865-1931), ainsi que la religieuse espagnole Bonifacia Rodríguez Castro (1837-1905). Tous trois ont fondé des communautés au service de l’évangélisation ou des pauvres et des travailleurs.
Le plus célèbre de ces futurs saints est probablement Luigi Guanella, prêtre originaire de Lombardie, au Nord de l’Italie. Contemporain de saint Jean Bosco (1815-1888), il entra un temps chez les salésiens avant de s’occuper d’une maison de personnes âgées besogneuses, dans son diocèse d’origine. A Côme, il fonda deux communautés religieuses au service des pauvres, les Filles de sainte Marie de la providence et les Serviteurs de la charité.
Le Père Guanella est reconnu pour son attention aux personnes handicapées, aux personnes âgées et aux jeunes. Pendant son pontificat, Jean Paul II avait effectué plusieurs visites dans des centres fondés par le prêtre italien. Le Père Guanella a été béatifié par Paul VI le 25 octobre 1964.
Le bienheureux Guido Maria Conforti est né près de Parme, au Nord de l’Italie. Après ses études au séminaire, retardées par son épilepsie chronique, il a été ordonné prêtre en 1888. Nommé chanoine de la cathédrale de Parme en 1892, puis vicaire général de ce diocèse en 1895, le Père Conforti n’oubliait pas, malgré sa santé déficiente, son souhait initial de devenir missionnaire.
Il fonda en 1892 son séminaire émilien pour les Missions étrangères, officiellement reconnu six ans plus tard comme Congrégation de saint François-Xavier pour les missions étrangères. Léon XIII l’a nommé archevêque de Ravenne en 1902, puis Pie X l’a ordonné évêque de Parme en 1907. Ses fonctions d’évêque ne l’ont pas empêché de s’investir pour la fondation de l’Union missionnaire du clergé, se rendant même en Chine, en 1928.
Guido Maria Conforti est mort le 5 novembre 1931, épuisé par sa santé fragile et ses multiples activités pastorales. Il a été béatifié en 1996 par Jean Paul II.
Sœur Bonifacia Rodríguez Castro est née en 1837 à Salamanque, en Espagne. Elle s’est trouvée confrontée, dès l’âge de 15 ans, à la dure condition de la femme ouvrière, dans le secteur de la passementerie. Animée d’une grande foi en Dieu, elle a transformé peu à peu son atelier en centre communautaire et social pour les travailleuses. Profondément touchée par le dogme de l’Immaculée Conception et par la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Eglise universelle en 1870, elle a fondé l’Association de l’Immaculée et de Saint Joseph avec un groupe d’amies, renommé par la suite «Association Joséphine».
En 1874, Bonifacia a fondé la Congrégation des Servantes de Saint Joseph, avec l’aide du jésuite catalan Francesc Xavier Butinyà (1834-1899). Cette congrégation féminine proposait un nouveau projet de vie religieuse axée sur le travail, en référence à l’atelier de saint Joseph à Nazareth. Ce projet audacieux fut le sujet de grandes controverses et de divisions dans le monde catholique, exposant sœur Bonifacia aux humiliations et calomnies jusqu’à sa mort en 1905, auxquelles elle a toujours opposé silence et pardon. Son désir de voir sa congrégation officiellement reconnue par l’Eglise universelle ne s’est réalisé qu’après sa mort. Jean Paul II l’a proclamée bienheureuse le 9 novembre 2003.
Outre la célébration des canonisations, plusieurs manifestations sont prévues à Rome pour faire connaître davantage les figures des futures saints, et notamment celle du bienheureux Père Guanella. A cette intention, un clip vidéo consacré au prêtre lombard est diffusé jusqu’au 22 octobre sur la chaîne de télévision du métro de Rome.
Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI a proclamé 34 nouveaux saints. Ces trois futures canonisations porteront à 37 le nombre de saints proclamés par le pape allemand.
Toutes les messes de canonisation ont été célébrées place Saint-Pierre, à Rome, exceptée celle, en mai 2007, à São Paolo au Brésil, du frère Antonio de Sant’Anna (1739-1822). Contrairement à Jean Paul II, Benoît XVI ne préside pas les messes de béatification, le plus souvent célébrées dans le pays d’origine des nouveaux bienheureux. Il n’a fait pour l’heure que deux exceptions, en béatifiant le cardinal anglais John Henry Newman (1801-1890) le 19 septembre 2010 près de Birmingham (Grande-Bretagne), et en béatifiant son prédécesseur le pape Jean Paul II le 1er mai 2011 au Vatican place Saint-Pierre. (apic/imedia/st/amc)
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