Amnesty International dénonce une répression sans limites
Damas, 25 octobre 2011 (Apic) Des patients soignés dans les hôpitaux publics syriens ont été soumis à des actes de tortures et autres mauvais traitements cautionnés par les autorités du pays, dénonce Amnesty International dans un rapport publié, le 25 octobre 2011.
«Le gouvernement syrien a transformé les hôpitaux en instruments de répression, alors qu’il met tout en œuvre pour écraser l’opposition», écrit Amnesty dans ce rapport intitulé «Health Crisis: Syrian Government Targets the Wounded and Health Workers». Ce document de 39 pages dénonce le fait que des patients soignés dans au moins quatre hôpitaux publics ont été soumis à des actes de torture et autres mauvais traitements, y compris de la part de professionnels de la santé.
D’après les informations recueillies par Amnesty International, des patients ont été agressés par des médecins, des professionnels de la santé et des agents de sécurité dans les hôpitaux nationaux de Banias, Homs et Tell Kalakh, et dans l’hôpital militaire de Homs. Des arrestations ont même eu lieu dans certains de ces établissements médicaux.
Dans son rapport, Amnesty demande aux autorités syriennes de prendre «de toute urgence» des mesures afin que tous les patients bénéficient de soins, sans discrimination fondée sur leurs affiliations ou activités politiques présumées. L’ONG insiste sur le fait que toute personne, qu’il s’agisse d’un membre du personnel hospitalier ou d’un membre des forces de sécurité, «soupçonnée d’avoir retardé, entravé ou interféré dans le travail des professionnels prodiguant des soins aux blessés, doit rendre des comptes». (apic/com/nd)
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