Une reconnaissance du rôle de l’Eglise
Monrovia, 16 novembre 2011 (Apic) Sœur Mary Laurene Browne a été nommée le 14 novembre 2011 à la tête d’une Commission chargée d’enquêter sur les violences du 7 novembre, à la veille du second tour des élections présidentielles. Cette religieuse catholique a été choisie par présidente réélue du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a rapporté l’agence missionnaire Fides, le 16 novembre.
Ellen Johnson Sirleaf, 73 ans, prix Nobel de la paix 2011, «a mis sur pied une commission indépendante d’enquête dirigée par Sœur Mary Laurene Browne de l’Eglise catholique du Liberia. La commission doit enquêter sur les heurts entre des partisans du Congrès pour le changement démocratique (CDC) et la police lors d’une manifestation le 7 novembre, à la veille du second tour de l’élection présidentielle», a indiqué un communiqué publié le 14 novembre sur le site de la présidence.
Le 7 novembre, les affrontements entre la police et les partisans du CDC, le parti du candidat en ballottage, Winston Tubman, avaient fait un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels, selon la présidence libérienne. Suite à ces incidents, Winston Tubman s’était retiré de la course à la présidence, invitant les électeurs à boycotter le scrutin et dénonçant une fraude électorale.
Ellen Johnson Sirleaf a été réélue avec 90,7% des voix, lors d’un second tour auquel ont pris part seulement 38,6% des électeurs, selon les données définitives publiées par la Commission électorale.
Diriger cette commission d’enquête est «une mission patriotique», a déclaré Sœur Mary Laurene Browne, le 15 novembre à l’agence AFP. La religieuse, âgée de 68 ans, est très populaire dans le pays, où elle dirige un institut de l’archidiocèse de Monrovia, enseigne dans un lycée et à l’Université de la capitale. Elle s’est dite déterminée à mener à bien sa tâche, malgré les critiques de l’opposition accusant Ellen Johnson Sirleaf de favoriser ses amis, en demandant à être jugée sur pièces.
«Sœur Browne est une fine connaisseuse de l’histoire de son pays parce qu’elle a vécu les différentes phases de la guerre civile de l’intérieur, a déclaré à l’agence Fides le Père Mauro Armanino, de la Société des Missions africaines (SMA). Il s’agit d’une personne qui a un rôle intellectuel important. Elle a également été très proche Mgr Michael Francis, ancien archevêque de la capitale».
Le Père Armanino estime en outre que cette nomination constitue une reconnaissance importante du rôle que l’Eglise catholique a joué et continue à jouer dans le processus de transition au Liberia. (apic/fides/ag/nd)
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