Jean Paul II, le ’pape de la vie’
Rome, 23 novembre 2011 (Apic) Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé organise un colloque autour de l’enseignement de Jean Paul II sur les questions sanitaires, du 24 au 26 novembre 2011 au Vatican. Plus d’une quarantaine d’évêques en charge de la pastorale de la santé et 700 participants traiteront, en autres, de la théorie du ’gender’ et de la collaboration entre l’Eglise et l’Etat dans le domaine sanitaire.
Pendant 3 jours, des religieux et des experts de plus de 70 pays participeront à une conférence internationale sur ’la pastorale sanitaire au service de la vie à la lumière du magistère du bienheureux Jean Paul II’. Quatre cardinaux, dont l’ancien secrétaire particulier du pape polonais le cardinal Stanislaw Dziwisz, interviendront, ainsi que de nombreux évêques et religieux, des chercheurs et des médecins. Dans la matinée du 26 novembre, les participants seront reçus en audience par Benoît XVI.
Jean-Paul II est «un pape qui aimait les malades», a expliqué Mgr Zygmunt Zimowski, président du Conseil pontifical de la santé, devant la presse au Vatican, le 22 novembre. Le prélat polonais a rappelé que Karol Wojtyla avait créé son dicastère en 1985, et qu’en 1992, il a institué la Journée mondiale des malades, le 11 février de chaque année.
Jean Paul II était «très justement appelé le pape de la vie», lui qui avait «forgé les expressions de ’culture de la vie’ et de ’culture de la mort’ et les avait rendues pleines de sens», a relevé le Père Jacques Suaudeau, du Conseil pontifical de la santé. Ce dernier a estimé que le pape polonais a sûrement été haï par tous les chantres de la stérilisation, de la contraception, de l’avortement, parce qu’il disait que la vie a un sens.
Le prêtre et médecin français a rappelé que Jean-Paul II était à l’aise avec les jeunes et les malades. Avec les jeunes, car il trouvait chez eux «la capacité de s’enthousiasmer» et avec les malades, car «ils étaient marqués pas la souffrance» et démontraient la capacité de l’être humain à y faire face.
A la veille de la conférence internationale, le 23 novembre, plus d’une quarantaine d’évêques en charge de la pastorale de la santé venus de 39 pays différents travaillent sur les aspects doctrinaux, législatifs et pastoraux de l’idéologie du genre et de la santé reproductive, sur la collaboration entre l’Eglise et l’Etat en matière de santé, et sur l’organisation de la pastorale de la santé dans l’Eglise.
Les prélats devraient aussi plancher sur une meilleure coordination de l’intervention de l’Eglise dans le domaine délicat des questions de santé. Le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé regrette des prises de positions «en ordre éparpillé», a confié son sous-secrétaire, le Père Augusto Chendi, qui souhaite également une réflexion sur la diminution du nombre de religieux dans les structures hospitalières. (apic/imedia/ami/ggc)
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