Rome: Le seul piège dont l’Eglise doit avoir peur est «le péché de ses membres»
Rome, 8 décembre 2011 (Apic) Benoît XVI a affirmé que le seul piège dont l’Eglise catholique pouvait et devait avoir peur était «le péché de ses membres», lors de la fête de l’Immaculée conception de Marie, le 8 décembre 2011. Le pape a demandé aux fidèles d’implorer la Vierge dans un moment «si difficile pour l’Italie, pour l’Europe, pour diverses parties du monde».
Au pied de la colonne dominée par une statue de la Vierge Marie, place d’Espagne, Benoît XVI a longuement évoqué le livre biblique de l’Apocalypse de saint Jean dans lequel une parturiente – qui représente la mère du Christ ainsi que l’Eglise – est attaquée par un dragon. C’est parce qu’elle porte Jésus, a expliqué le pape, «que l’Eglise se heurte à l’opposition d’un adversaire féroce».
«A toute époque, l’Eglise est soutenue par la lumière et la force de Dieu. Ainsi, dans toutes les tribulations, à travers toutes les épreuves qu’elle rencontre au fil du temps et en diverses parties du monde, l’Eglise souffre de persécutions mais elle finit par gagner», a déclaré le pape. «C’est ainsi que la communauté chrétienne est la présence, la garantie de l’amour de Dieu contre toutes les idéologies de la haine et de l’égoïsme».
«Le seul piège dont l’Eglise peut et doit avoir peur est le péché de ses membres», a affirmé Benoît XVI avant d’assurer que si Marie était libérée de toute tache du péché, l’Eglise, pour sa part, était «sainte mais, en même temps, marquée par nos péchés». C’est pourquoi, «le peuple de Dieu s’adresse à sa mère céleste et demande son aide».
Les fidèles implorent la Vierge afin qu’elle «encourage l’engagement de vie chrétienne et pour qu’elle soutienne l’espérance». «Nous en avons besoin, a remarqué Benoît XVI, surtout en cette période si difficile pour l’Italie, pour l’Europe, pour diverses parties du monde».
Les propos de Benoît XVI font écho aux affaires de pédophilie impliquant des membres du clergé ou des religieux dans plusieurs pays mais aussi à la crise économique.
Comme le veut la tradition instituée en 1958 par Jean XXIII , Benoît XVI a prié et pris la parole au pied de la statue de la Vierge. Devant lui, en plus du grand panier de roses qu’il avait fait déposer, se trouvaient de nombreuses fleurs. Plus tôt, dans la matinée, un pompier de la ville de Rome avait accroché au bras de la Vierge la traditionnelle couronne de roses blanches.
La statue de l’Immaculée conception avait été placée en 1857 place d’Espagne à la cime d’une colonne d’une vingtaine de mètres. Le dogme de l’Immaculée conception de Marie avait été auparavant proclamé par Pie IX en 1854 dans la Constitution apostolique «Ineffabilis Deus». Le dogme, qui ne doit pas être confondu avec la conception virginale de Jésus par Marie, stipule que la mère du Christ a «été préservée du péché originel et de toute forme de péché» en vertu d’une grâce exceptionnelle. (apic/imedia/ami/amc)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/benoit-xvi-prie-devant-la-statue-de-l-immaculee-conception/