Entre paresse et activisme fébrile
Rome, 9 décembre 2011 (Apic) Le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a présenté les deux dangers auxquels sont exposés les évangélisateurs d’aujourd’hui: la paresse et l’activisme «fébrile» mais inefficace. Il s’exprimait lors de sa deuxième prédication de l’Avent sur le thème de l’évangélisation, le 9 décembre 2011 au Vatican.
Devant Benoît XVI et des membres de la curie, le Père Cantalamessa a mis en garde contre deux risques que court celui qui s’engage dans la nouvelle évangélisation. Le premier est l’inactivité, la paresse, qui consiste «à ne rien faire et laisser les autres tout faire». Le second est de se lancer dans «un activisme humain fébrile et vide, avec comme résultat de perdre peu à peu le contact avec la source de la parole».
«Celui qui prie sans parler fait plus d’évangélisation que celui qui parle sans prier», a affirmé le Père capucin. Selon lui, la prière est essentielle à l’évangélisation, car la prédication chrétienne est une communication d’existence plus que de doctrine. Et de citer en exemple l’expansion du monachisme qui a suivi les invasions barbares, en Occident. A cette époque, les vrais acteurs de l’évangélisation de l’Europe étaient les moines. Il s’agissait alors de considérer les barbares non plus comme des êtres inférieurs, incapables de civilisation, mais comme de «potentiels frères dans la foi». La vie contemplative était alors le meilleur moyen pour les évangéliser. (apic/imedia/cp/nd)
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