Belgique: L’Eglise va indemniser les victimes d’abus sexuels prescrits

Entre 2’500 et 25’000 euros de dédommagements

Bruxelles, 14 décembre 2011 (Apic) Les évêques et les Supérieurs majeurs de Belgique ont exprimé leur satisfaction concernant la procédure d’arbitrage mise en place par la «Commission de suivi d’abus sexuels et de fait de pédophilie». Lors d’une conférence de presse, le 14 décembre 2011 à Bruxelles, les évêques ont annoncé que l’Eglise belge indemnisera les victimes de crimes d’abus sexuels prescrits d’un montant de 2’500 à 25’000 euros. Les dédommagements seront décidés par l’intermédiaire d’un tribunal d’arbitrage.

Les experts de cette commission ont élaboré une procédure d’arbitrage à laquelle pourront faire appel les victimes d’abus sexuels prescrits et pour demander un dédommagement financier. Il s’agit d’une procédure auprès d’une instance neutre, hors des structures de l’Église.

«L’Eglise est prête à participer à cette forme d’arbitrage. Elle espère pouvoir ainsi contribuer même dans le cas de faits juridiquement prescrits, à la reconnaissance et au rétablissement de la souffrance causée aux victimes d’abus. L’Eglise souhaite par cette approche, répondre aux attentes de la société à son égard», écrivent les évêques et les supérieurs majeurs de Belgique, dans un communiqué de la Conférence épiscopale belge daté du 14 décembre.

Elaboration d’un mémo sur les abus

Par ailleurs, les religieux ont travaillé ces derniers mois avec un groupe d’experts à l’élaboration d’un document global sur l’approche et la prévention des abus sexuel dans l’Eglise. Finalisé durant les prochaines semaines, ce document comprendra notamment une analyse des facteurs pouvant mener à l’abus sexuel, des voies de reconnaissance et de rétablissement des victimes, une offre spécifique de l’Eglise aux victimes par la mise sur pied de points d’accueil locaux par les diocèses et les congrégations religieuses, la coopération de l’Eglise dans les procédures de conciliation ou d’arbitrage, la responsabilité et l’approche des auteurs d’abus, des mesures pour la prévention des abus et, enfin, un tour d’horizon des conséquences pour l’avenir de la communauté ecclésiale.

«En tant que responsables dans l’Eglise, nous souhaitons par-dessus tout la reconnaissance et le rétablissement des victimes d’abus sexuel. Nous voulons être accessibles pour ces dernières et rechercher avec elles le meilleur moyen de répondre à leur besoin. Nous collaborerons dans cette optique, en premier lieu avec les instances de la société, entre autres la justice, les services sociaux et, depuis ce jour l’arbitrage», soulignent encore les évêques et les supérieurs majeurs de Belgique. (apic/com/nd)

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