Rome: Le pape invite à faire dialoguer christianisme et culture moderne
Rome, 1er janvier 2012 (Apic) Benoît XVI a invité à «rendre fécond le dialogue du christianisme avec la culture moderne» dans la perspective d’un «nouvel humanisme», lors de la célébration des premières vêpres de la fête de sainte Marie Mère de Dieu, dans la soirée du 31 décembre au Vatican. Dans son homélie adressée de façon particulière aux habitants de Rome, le pape a également souhaité que la capitale italienne soit «toujours plus conforme aux valeurs de foi, de culture et de civilisation» qui lui sont propres.
Au «crépuscule d’une année», s’interrogeant sur les raisons de la foi et évoquant les «anxiétés, les désirs et les attentes de toujours», Benoît XVI a appelé à «rendre fécond le dialogue du christianisme avec la culture moderne». «Il faut accorder la primauté à la vérité, accréditer l’alliance entre foi et raison comme deux ailes grâce auxquelles l’esprit humain s’élève vers la contemplation de la Vérité», a-t-il ainsi souligné devant les fidèles réunis dans la basilique Saint-Pierre. Aux yeux de Benoît XVI, il s’agit de «faire redécouvrir la beauté et l’actualité de la foi non comme un acte en soi, isolé, qui concerne un moment quelconque de la vie, mais comme une orientation constante, même des choix les plus simples, qui conduit à l’unité profonde de la personne l a rendant juste, laborieuse, bienfaisante, bonne». Telle est la voie à suivre pour «raviver une foi qui fonde un nouvel humanisme capable de faire naître culture et engagement social», a encore expliqué le pape.
De nombreux passages de l’homélie du pape étaient consacrés à l’action du diocèse de Rome, dont il est l’évêque. En présence des autorités religieuses et civiles, dont le maire de Rome, Gianni Alemanno, Benoît XVI a souhaité que la capitale italienne soit «toujours plus conforme aux valeurs de foi, de culture et de civilisation qui appartiennent à sa vocation et à son histoire millénaire». Evoquant des initiatives de pastorale, tel que le projet d’évangélisation «appartenance ecclésiale et coresponsabilité pastorale», il a invité les fidèles de son diocèse à retrouver l’»ardeur missionnaire». Benoît XVI a spécialement fait allusion aux jeunes, «qui ressentent le plus le désarroi qu’accentue aussi la crise actuelle, non seulement économique mais aussi des valeurs», ainsi qu’aux familles, qu’il est «nécessaire de soutenir (…) à travers des initiatives opportunes».
«Dans le tissu de l’humanité déchiré par tant d’injustices, de méchancetés et de violences, fait irruption de manière surprenante la nouveauté joyeuse et libératrice du Christ Sauveur qui, dans le mystère de son Incarnation et de sa naissance, nous fait contempler la bonté et la tendresse de Dieu», a également expliqué Benoît XVI, confiant à Dieu les «drames de notre monde» ainsi que les «espérances pour un avenir meilleur», au seuil d’une nouvelle année. «Depuis que le Sauveur est descendu du ciel, l’homme n’est plus esclave d’un temps qui passe sans un pourquoi, ou qui est marqué par la difficulté, la tristesse, la souffrance», a-t-il poursuivi, assurant que l’homme est «fils d’un Dieu qui est entré dans le temps pour racheter le temps du non-sens ou de la négativité».
Au terme de la célébration des vêpres, un chœur a chanté l’hymne traditionnel du Te Deum pour remercier Dieu de l’année écoulée. Comme le veut la tradition, Benoît XVI s’est ensuite rendu devant la crèche monumentale qui trône au milieu de la place Saint-Pierre pour un moment de prière. Cette année, la crèche était dédiée à Marie, avec une scène des épisodes évangéliques de l’Annonciation et de la Visitation près de celle de la Nativité, en hommage à Jean Paul II, dont la dévotion à la vierge était connue. (apic/imedia/mm/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/il-faut-accorder-la-primaute-a-la-verite/