Pourparlers en bonne voie
Jérusalem, 12 janvier 2012 (Apic) Le droit «absolu et exclusif de célébrer au Cénacle» pourrait bientôt être accordé aux franciscains de la Custodie de Terre Sainte, a assuré le 12 janvier 2012 le vicaire général pour Israël du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo.
Lors d’une conférence de presse, le prélat a évoqué l’évolution des pourparlers sur l’accord entre le Saint-Siège et l’Etat hébreu sur la question de l’usage de l’un des plus importants lieux saints de Jérusalem et de la chrétienté, rapporte le site Internet du magazine La Terre Sainte (www.terrasanta.net).
Mgr Marcuzzo, qui participe aux négociations, a ainsi assuré que la décision finale pourrait ainsi autoriser les franciscains à célébrer à l’intérieur de la «chambre haute» du Cénacle à Jérusalem, que l’Eglise catholique considère être le lieu de la dernière Cène et de la Pentecôte.
«Il ne s’agit pas, a insisté Mgr Marcuzzo, d’un retour à la propriété» sur le Cénacle, mais d’un «droit d’usage». L’Eglise catholique revendique pourtant sa restitution depuis que les Franciscains ont été expulsés de ce lieu situé sur le Mont Sion, en 1551. Le site fut ensuite transformé en mosquée avant d’être placé sous juridiction israélienne en 1967.
Voici des années que des pourparlers sont en cours et une réunion de la commission de travail bilatérale entre le Saint-Siège et Israël aura lieu le 26 janvier prochain. Ces négociations, toujours en cours, s’inscrivent ainsi dans un ensemble de discussions entamées il y a 13 ans, dans le cadre de l’Accord fondamental signé en 1993 par Israël et le Saint-Siège mais dont l’application n’est pas encore résolue.
Selon Mgr Marcuzzo, le droit d’usage retournant aux franciscains, le lieu sera «encore plus ouvert» à l’ensemble de la chrétienté y compris aux non-catholiques. Les modalités pour concilier cette plus large ouverture et la célébration de cultes catholiques ne sont pas encore fixées et font toujours l’objet de discussions. Mais selon Mgr Marcuzzo, cet usage rendu à l’Eglise catholique, représentée par les franciscains, permettra bien que soient célébrées à nouveau des messes.
Toujours selon Mgr Marcuzzo, d’autres progrès ont été accomplis qui donnent «l’espoir d’une très prochaine résolution», notamment de la question fiscale et du paiement des taxes municipales et des impôts fonciers concernant les propriétés d’Eglise, mais aussi les taxes des maisons d’accueil de pèlerins, comme aussi les subventions aux écoles et aux hôpitaux.
Paul VI (1963-1978) avait visité le Cénacle en 1964, comme Benoît XVI en 2009, mais seul Jean-Paul II (1978-2005), de façon exceptionnelle, put y célébrer la messe lors de son pèlerinage jubilaire en l’an 2000. (apic/imedia/mm/js)
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