Abdoulaye Wade, à nouveau président du Sénégal?
Dakar, 26 février 2012 (Apic) Le premier tour de l’élection présidentielle au Sénégal se tient le 26 février 2012. Une coalition d’opposition rejette la candidature du président sortant Abdoulaye Wade. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est préoccupé par la situation dans le pays.
Ban Ki-moon s’est dit «inquiet» de la situation au Sénégal, espérant une élection présidentielle pacifique, transparente et équitable, a rapporté le quotidien français ’La Croix’, le 25 février.
Depuis plusieurs mois, la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, est controversée. Ses opposants la jugent illégale, ayant déjà effectué deux mandats. Pour ses partisans, les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 l’autorisent à se représenter.
Face à cette situation, l’Union africaine a proposé une «feuille de route», le 25 février. Elle prévoit qu’en cas de réélection, le président sortant Wade abandonne le pouvoir dans deux ans. Le même jour, une coalition d’opposition a proposé l’organisation d’un nouveau scrutin «dans un délai de six à neuf mois», sans le président sortant, précise le quotidien français.
L’appel au dialogue de l’Eglise du Sénégal aurait-il été entendu? Les évêques ont rencontré le chef de la mission d’observation de l’Union africaine (UA) et émissaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Olusegun Obasanjo, au Cap des Biches, le 23 février, a rapporté l’Agence de presse sénégalaise (APS). «M. Obasanjo et sa délégation sont venus pour échanger avec nous sur la situation du pays», a indiqué le cardinal Adrian Sarr. Les évêques sont disposé à jouer le rôle de médiateur, a encore précisé le cardinal.
Toujours selon APS, les évêques ont aussi parlé au président de la République le 23 février, afin de trouver des voies de sorties. «Il nous a dit qu’il est disposé à un dialogue avec l’opposition, même si le Conseil constitutionnel a déjà statué», a déclaré le cardinal Sarr.
Aux yeux du prélat, le nœud du problème semble être la validation des candidatures pour l’élection présidentielle. Il a souligné «la nécessité d’un dialogue entre les acteurs et responsables politiques, pour qu’ensemble», ils arrivent à éviter que le Sénégal ne sombre. (apic/lacroix/aps/ibc/ggc)
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