Rome: Décès de Chenouda III, le Vatican s’unit à la peine des coptes orthodoxes
Rome, 17 mars 2012 (Apic) Peu après l’annonce de la mort du patriarche Chenouda III, du chef de l’Eglise copte orthodoxe d’Egypte, décédé à l’âge de 88 ans le 17 mars 2012, Rome lui rendait hommage. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a assuré que l’Eglise catholique s’unissait «à la peine et à la prière des chrétiens coptes».
Dans une déclaration envoyée samedi 17 mars 2012 à la presse, le Père Federico Lombardi a souhaité «que le Seigneur accueille ce grand pasteur». Le pape Benoît XVI a été informé, a encore affirmé le Père jésuite, et «s’unit spirituellement à la prière de suffrage».
«Nous ne pourrons jamais oublier la rencontre entre le pape Chenouda III et le pape Jean Paul II, au Caire, à l’occasion de son pèlerinage au Mont Sinaï pour le grand Jubilé, moment important de dialogue et de rencontre dans la foi commune dans le Christ», a également assuré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Pendant plus de 40 années passées à la tête de l’Eglise copte d’Alexandrie, Chenouda III a vu défiler pas moins de 4 papes catholiques: Paul VI, Jean Paul Ier, Jean Paul II et Benoît XVI. En 1973, deux ans à peine après son élection, il fut d’ailleurs le premier chef de l’Eglise copte orthodoxe à se rendre à Rome depuis le Concile de Chalcédoine en 451, lors de la séparation des deux Eglises, 15 siècles plus tôt.
Accueilli au sein même du Vatican pendant une semaine, Chenouda III signa alors avec Paul VI une déclaration reconnaissant la persistance de leurs «divergences théologiques», mais insistant aussi sur la foi commune des deux institutions. Chacun s’engageait aussi à mettre fin au prosélytisme.
Ce n’est qu’en 2000, lors du premier voyage d’un pape en Egypte, que Jean Paul II a pu rencontrer le chef de l’Eglise copte orthodoxe. Entre temps, ce dernier avait plusieurs fois envoyé à Rome des représentants lors de synodes d’évêques catholiques du monde entier.
Si Benoît XVI et Chenouda III ne se sont jamais rencontrés, le chef de l’Eglise catholique a cependant plusieurs fois fait part de sa proximité avec l’Eglise d’Alexandrie frappée par des attentats.
Des propos du pape après l’attentat meurtrier du 31 décembre 2010 à Alexandrie avaient même irrité les autorités égyptiennes et les responsables musulmans du pays au point de déclencher une passe d’armes diplomatique plutôt inhabituelle. (apic/imedia/ami/be)
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