Beaucoup d’espoirs placés dans le pasteur
Berlin, 19 mars 2012 (Apic) Les représentants des différentes religions ont félicité le 18 mars 2012 Joachim Gauck pour son élection à la présidence de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Sa «grande crédibilité» et sa «large acceptation par le peuple» sont signes d’espérance, selon le président de la conférence épiscopale allemande, Mgr Robert Zollitsch.
L’empreinte chrétienne de nouveau président de RFA et avant tout son travail sur le passé de la Stasi de l’ancienne RDA sont de grands services rendus à l’humanité, a déclaré le prélat.
Sa «capacité particulière d’être proche des gens» sera très utile à l’ancien pasteur évangélique dans ses nouvelles fonctions, a encore affirmé le président de la conférence épiscopale. Il a également rappelé les excellentes relations entre l’Eglise catholique et la plus haute autorité du pays. Il l’a assuré du «soutien actif de la Conférence épiscopale allemande».
Le Conseil central des catholiques allemands attend de Gauck «une orientation importante pour le débat sur les valeurs dans le pays». Son président, Alois Glück, espère que le nouveau président fédéral acceptera l’invitation au 98e Katholikentag à Mannheim en mai 2012.
Le Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD) se réjouit du nouvel élan que pourra donner Joachim Gauck au pays. Il se réjouit qu’il vienne apporter de la sérénité aux défis qui attendent l’Allemagne.
Les musulmans aussi ont exprimé leurs félicitations au nouveau président. Ils se sont dits convaincus qu’il favoriserait la voie de l’intégration, le dialogue et la coopération. Ils comptent sur son engagement pour la défense d’une société pluraliste.
Joachim Gauck a été élu 11e président de la République fédérale d’Allemagne le 18 mars 2012 par l’Assemblée fédérale. Il a obtenu 991 voix sur 1’228 bulletins valables. Le nouveau président a déjà annoncé son souci premier de renforcer la démocratie.
Né le 24 janvier 1940, à Rostock, en Mecklembourg-Poméranie occidentale, le nouveau président est pasteur luthérien. Opposant au régime communiste d’Allemagne de l’Est, ce qui lui a valu d’être surveillé par la police secrète (Stasi), il participe à la fondation du Nouveau forum, dont il a été porte-parole, et est élu député à la Chambre du peuple en 1990. Le 3 octobre, jour de la réunification allemande, il devient commissaire fédéral pour les archives de la Stasi.
Il accomplit deux mandats de cinq ans à la direction de cette fonction, puis prend, en 2003, la présidence de l’association «Contre l’oubli – Pour la démocratie», et fait part de son combat pour les Droits de l’Homme par le biais de la presse ou de la littérature.
Candidat à l’élection présidentielle de juin 2010 avec le soutien du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) et de l’Alliance 90 / Les Verts, il est cependant battu par Christian Wulff, présenté par les Unions chrétiennes (CDU/CSU) et le Parti libéral-démocrate (FDP). Deux ans plus tard, il est de nouveau candidat lors de l’élection présidentielle de mars 2012, avec le soutien de la CDU/CSU, du SPD, du FDP et des Verts. Il l’emporte dès le premier tour, avec 80 % des voix, et prêtera serment cinq jours plus tard. (apic/kna/job/js)
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