Un droit qui dot être garanti par la législation
León (Mexique) 26 mars 2012 (Apic) Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, a demandé dans la soirée du 25 mars 2012 à León que le droit à la liberté religieuse soit reconnu et « garanti par la législation » du Mexique.
Après l’office des Vêpres célébré par Benoît XVI dans la cathédrale de León, le ›numéro deux’ du Vatican présidait un dîner offert aux évêques mexicains et aux représentants de l’épiscopat latino-américain à l’occasion du 20e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques bilatérales, en présence du chef de l’Etat et de trois ministres.
A quelques mois des élections présidentielles de juillet et en plein débat constitutionnel sur la liberté religieuse au Mexique, le plus proche collaborateur du pape a évoqué la tâche commune de l’Eglise et de l’Etat – chacun selon sa mission spécifique – qui est de sauvegarder et de protéger les droits fondamentaux des personnes. « Parmi ceux-ci, a-t-il aussitôt précisé, se détache la liberté de l’homme pour chercher la vérité et professer ses propres convictions religieuses, tant en privé qu’en public, droit qui doit être reconnu et garanti par la législation ».
Enfonçant le clou, le cardinal Bertone a confié « souhaiter qu’au Mexique ce droit se raffermisse toujours plus », et précisé que ce même droit allait au-delà de la simple liberté de culte. Dès son arrivée sur le sol mexicain, le 23 mars dernier, Benoît XVI avait aussi évoqué la loi constitutionnelle en cours de discussion qui devrait donner plus d’espace à l’Eglise, dans un pays laïc. La question avait également été au menu d’un entretien, le 24 mars, entre le cardinal Bertone et la ministre des Affaires étrangères Patricia Espinosa.
A quelques mois de la fin de son mandat, le président Calderón ne ménage pas ses efforts pour que soit modifié l’article 24 de la Constitution mexicaine qui devrait donner à l’Eglise plus de liberté, dont un meilleur accès aux moyens de communication, des facilités pour organiser des célébration en extérieur, ou encore enseigner la religion à l’école.
Lors de ce dîner, le cardinal Tarcisio Bertone a également évoqué l’exercice de la politique. « L’Eglise, a ainsi affirmé le haut prélat, ne cesse d’exhorter chacun afin que l’activité politique soit une tâche recommandable et désintéressée en faveur des citoyens et qu’elle ne se convertisse pas en lutte pour le pouvoir ou en une imposition de systèmes idéologiques rigides qui, tant de fois, ont pour résultat la radicalisation d’amples secteurs de la population ».
Puis le cardinal Bertone a évoqué les ombres qui ont pu peser sur la mission de l’Eglise au Mexique, sans plus de précision. « S’il y a eu dans cette mission quelque ombre, a-t-il tout simplement assuré, elle ne ternit pas la splendeur de l’Evangile, toujours présente pour purifier et illuminer notre chemin, qui passe aujourd’hui par cette revitalisation de la foi à laquelle sa sainteté le pape Benoît XVI ne cesse d’inviter ». (apic/imedia/ami/mp)
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