Italie: Le Conseil épiscopal italien et la crise économique et sociale actuelle

Le bien commun n’est pas la somme des intérêts particuliers

Rome, 27 mars 2012 (Apic) Dans son traditionnel discours d’ouverture du Conseil permanent des évêques italiens, le 26 mars 2012, le cardinal Angelo Bagnasco a souligné que dans la situation actuelle de crise, le bien commun n’était pas « la somme des processus individuels ». Le président de la Conférence épiscopale italienne a aussi rappelé l’importance de « vivre dans un contexte social et législatif qui s’inspire du respect envers les plus faibles », notamment en début et en fin de vie.

L’archevêque de Gênes a estimé que, face à la plus grave crise économique depuis la guerre, il fallait « modifier notre manière de penser de même que nos habitudes ». Selon le cardinal Bagnasco, le bien commun a été considéré trop longtemps comme « la simple somme des processus individuels », alors qu’une vision forte et partagée pourrait recréer un climat de confiance.

A ses yeux, cette conversion générale de mentalité doit impliquer des conséquences obligatoires : « dans le domaine du fisc, d’un revenu minimum, d’un Etat-providence participatif, d’un crédit accessible ». Rejetant l’individualisme, le haut prélat a réaffirmé l’importance d’une vision anthropologique de la société, faite de principes et de valeurs.

Respect de la vie

« Il n’est pas indifférent de vivre dans une société qui, par exemple, ne respecte et ne promeut pas la valeur de la vie, a-t-il assuré, particulièrement dans les moments de plus grande fragilité, comme le début et la fin. « Quelle tranquillité peut garantir un Etat qui permet – quand il ne promeut pas – l’avortement, l’euthanasie, le suicide assisté, l’infanticide? », s’est demandé le cardinal génois.

Alors que le sujet des unions civiles, y compris homosexuelles, est récemment revenu dans le débat politique en Italie, le cardinal Bagnasco a constaté que « la dérive sociale constatée en Occident – dont les premières victimes sont les enfants – était le résultat d’une société sans références sûres ».

A ses yeux, le droit de l’enfant passe avant tout, surtout celui « d’avoir un père et une mère », une famille caractérisée non par des limites précaires et des temps incertains, mais définitive et permanente.

Soulignant par ailleurs qu’il n’y avait « pas de vies non dignes », qu’il s’agisse d’enfants trisomiques, de grands handicapés, de malades psychiques dont la gestion est difficile, ou de malades en phase terminale, le cardinal Bagnasco a ajouté qu’il n’existait pas de raisons économiques pour supprimer ou abandonner une vie malade. De tels actes relèveraient de la barbarie. (apic/imedia/mf/js)

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