Vietnam : Les autorités peu pressées de sanctionner les responsables d’une récupération illégale de terrains

Malgré la décision du premier ministre

Haiphong, 7 avril 2012 (Apic) Les pouvoirs publics semblent peu pressés de sanctionner les responsables de la récupération illégale des terrains exploités par un catholique. La police de Tiên Lang (Hai Phong) avait monté une opération pour dépouiller un paysan de ses terrains et détruire sa résidence. L’opération avait suscité une grande réprobation dans tout le pays, annonce Eglise d’Asie, le 6 avril 2012.

En février 2012, le premier ministre avait diligenté une enquête. Elle avait abouti à la reconnaissance officielle de l’illégalité de l’opération conduite par les autorités du district de Tiên Lang. Des sanctions avaient alors été prises contre celles-ci.

En dépit de l’espoir d’une solution rapide, le rythme du règlement de cette affaire s’est considérablement ralenti. Il a fallu attendre plusieurs semaines après les conclusions du Premier ministre pour prendre connaissance d’un communiqué du Comité populaire de Hai Phong sur l’affaire. Celui-ci a causé beaucoup de déception. Par ailleurs, les hautes instances du Parti communiste ont critiqué l’esprit partisan et trop critique avec lequel la presse officielle avait traité cette affaire. Ce n’est que de nombreuses semaines plus tard, le 3 avril dernier, que le Comité populaire de Hai Phong a fait paraître un communiqué concernant ce rapport. Celui-ci reconnaît l’illégalité de l’opération de récupération en question. Mais cette reconnaissance est accompagnée de l’énumération des infractions commises par l’exploitant exproprié, dans l’utilisation des terrains qui lui avaient été confiés pour son élevage de poissons et crustacés. Il lui est reproché de s’être accaparé plusieurs hectares de terrain qui ne lui avaient pas été alloués, d’avoir détruit un bois, d’avoir sous-loué la terre, d’avoir négligé de payer des impôts, etc. Le communiqué garde un quasi silence sur des éléments importants de l’affaire, en particulier sur l’action judiciaire qui devrait être menée contre les responsables de la destruction de la maison de l’exploitant ainsi que sur le maintien ou l’abandon de l’inculpation pour tentative d’homicide concernant l’exploitant et ses collaborateurs. (apic/eda/js)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/malgre-la-decision-du-premier-ministre/