Mali : L’archevêque de Bamako participe aux négociations relatives à la crise

La majorité ne veut pas d’un régime islamiste

Bamako, 16 avril 2012, (Apic) Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako a participé aux discussions de la semaine dernière à Ouagadougou, au Burkina Faso, avec la junte militaire et les partis politiques maliens afin de trouver une solution à la crise, a indiqué le 16 avril 2012 à l’agence missionnaire romaine Fides la Conférence épiscopale du Mali. Si un accord ne semble pas impossible avec les Touaregs du MLNA, la majorité de la population est opposée à un régime islamiste.

La réunion de Ouagadougou avait pour but de mettre au point les étapes de la transition. Les putschistes ont admis l’accord, négocié par la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique occidentale), afin de lancer la transition démocratique. La première étape a été la nomination d’un chef de l’Etat ad interim, en la personne du président du Parlement, Dioncounda Traoré. Il conduira le pays pendant 40 jours, au terme desquels seront créés de nouveaux organes de gouvernement.

«Au plan politique, la situation s’améliore de jour en jour alors que des possibilités semblent s’ouvrir également en ce qui concerne le nord du pays, qui se trouve aux mains de différents groupes armés», commentent les sources à la Conférence des évêques du Mali. Le Président ad interim a envoyé un émissaire à Nouakchott, en Mauritanie, afin d’y rencontrer les responsables du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), le mouvement indépendantiste touareg ’laïc’. Il semble également que des contacts existent avec les djihadistes».

La principale préoccupation du gouvernement du Mali est celle de créer des couloirs humanitaires pour envoyer de la nourriture et des médicaments aux populations du nord coupées du reste du pays.

«Avec les rebelles du MNLA, il est possible de parvenir à une entente, même si cela ne sera pas chose facile parce qu’ils ont déclaré l’indépendance de l’Azawad (nord du Mali). Il faut trouver une formule politique capable de satisfaire toutes les parties en cause. Avec les islamistes, les choses sont encore plus difficiles, parce que la majorité des habitants du pays ne veut pas d’un régime islamiste au pouvoir» concluent les sources de Fides. (apic/fides/mp)

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