Personnaliser la foi
Avignon, 23 avril 2012 (Apic) Le dixième forum national «Communion et Évangélisation» aura lieu à Avignon du 11 au 13 mai 2012 à Avignon. Quelque 500 personnes se rassembleront autour du thème «la nouvelle évangélisation, le défi de l’Esprit Saint», dont les cardinaux Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et Paul Josef Cordes, président émérite du Conseil pontifical «Cor Unum».
«Le mot nouvelle évangélisation, que le pape Jean Paul II a répété plus de 300 fois et qu’a repris à son compte Benoît XVI, n’était pour beaucoup qu’un slogan, estime Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon et fondateur du Forum. Pour d’autres, une mise en cause du passé, comme si l’Église n’avait pas évangélisé jusque-là. »
Pourtant, la nouvelle évangélisation a un objectif bien défini : «transmettre la foi à notre monde contemporain " en repartant du Christ, selon Mgr Rey. Évangéliser aujourd’hui, «c’est d’abord accueillir la foi que le chrétien a reçue au jour de son baptême, trouver ou créer des lieux pour y réfléchir et la partager avec d’autres, afin de l’exposer d’une manière audible et crédible», ajoute l’évêque.
Différent forums sont prévus au programme de la rencontre d’Avignon.
Au programme de la rencontre d’Avignon, sont prévus différents forums, des temps de prière et une mission de rue. L’idée est que les acteurs de la mission de l’Église aujourd’hui se retrouvent sur une plate-forme d’échanges, de prière, de partage, explique Mgr Rey.
Désireux de se pencher sur la situation de la foi dans les pays d’ancienne tradition chrétienne, Benoît XVI a créé en juin 2010 un nouveau Conseil pontifical spécialement en charge de la nouvelle évangélisation. L’assemblée spéciale du Synode des évêques, en octobre prochain s’inscrit dans la même ligne.
Pour Mgr Dominique Rey, membre de la délégation française qui se rendra à Rome ce synode doit relever le défi de la «personnalisation de la foi, c’est-à-dire le passage d’une foi reçue par héritage culturel et familial, à une prise de position personnelle vis-à-vis de Jésus-Christ».
Ce synode coïncide avec l’Année de la foi, qui commencera le 11 octobre, et les cinquante ans de l’ouverture du Concile Vatican II. «Le Concile Vatican II, c’est l’Église qui prend conscience de son identité qu’elle reçoit du Christ, et de sa responsabilité missionnaire vis-à-vis du monde, ajoute l’évêque de Fréjus-Toulon. La nouvelle évangélisation ne peut se concevoir qu’à partir de cet apport décisif pour l’Église qu’a été ce grand concile, qui nous a initiés à entrer dans le troisième millénaire.» (apic/lacroix/js)
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