Etats-Unis: Des diocèses poursuivis pour discrimination

Ils ont licencié des employées ayant eu recours à la fécondation in vitro

Washington, 3 mai 2012 (Apic) L’archidiocèse de Cincinnati, dans l’Etat américain de l’Ohio, et le diocèse de Fort Wayne-South Bend, dans l’Indiana, ont justifié le licenciement de professeures d’écoles catholiques coupables de suivre des traitements pour une fécondation in vitro. Les diocèses sont poursuivis devant la justice américaine pour discrimination.

Dans le cas du diocèse de Fort Wayne-South Bend, Emily Herx a porté plainte après avoir été licenciée de l’école catholique St-Vincent de Paul à Fort Wayne, où elle enseignait depuis huit ans la littérature et les arts du langage. Elle avait demandé un congé pour suivre des traitements en vue d’une fécondation in vitro avec son mari.

«Un mal intrinsèque»

Le directeur de l’école, Msgr John Kuzmich, l’a qualifiée d’»immorale» et de «grande pécheresse» qui ferait scandale si la nouvelle était rendue publique. Ayant fait appel auprès de Mgr Kevin C. Rhoades, évêque du diocèse, ce dernier lui aurait dit que la fécondation in vitro était «un mal intrinsèque», ce qui signifiait qu’aucune circonstance ne pouvait la justifier.

Le diocèse estime qu’il a le droit, en tant qu’employeur catholique, de prendre des décisions basées sur ses principes religieux. Il a rejeté la plainte d’Emily Herx concernant une quelconque discrimination, affirmant que le diocèse a une politique claire qui requiert des enseignants de ses écoles de respecter la foi catholique et les principes défendus par l’Eglise catholique. «Le diocèse exige que ses enseignants soient des exemples au plan moral. Ces exigences, et d’autres, sont inscrites explicitement dans les contrats des enseignants du diocèse».

Emily Herx et son mari avaient appris qu’ils ne pouvaient avoir d’enfant naturellement, l’épouse ayant été rendu infertile suite à une maladie. L’avocate du couple a conclu que le diocèse a violé les droits civils américains et la loi sur l’invalidité, l’infertilité de sa cliente étant une forme de handicap. Dans le diocèse de Cincinnati, Christa Dias, enseignante d’informatique dans les écoles catholiques de la Sainte-Famille et de St-Laurent, a également porté plainte pour discrimination après avoir été licenciée également pour avoir suivi un traitement in vitro. (apic/cns/be)

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