Slovaquie : Décès du « Général de l’Eglise clandestine »
Bratislava, 5 mai 2012 (Apic) Vladimir Jukl, une des figures majeurs de la résistance au fascisme et au communisme en Slovaquie est décédé le 1er mai. Surnommé le « général de l’Eglise clandestine », Jukl a reçu un hommage ému des autorités politiques et religieuses.
Né en 1925 à Bratislava d’un père tchèque et d’un mère slovaque, Vladimir Jukl a d’abord participé durant la 2e guerre mondiale c à la résistance contre le régime vassal des nazis du prélat Jozef Tiso. Après l’écrasement de la résistance, il étudia les mathématiques et la physique à l’université de Prague.
Lors de l’arrivée au pouvoir des communistes, après la guerre, il fut condamné en 1951 pour haute trahison à 25 ans de cachot. Sorti de prison après 13 ans, il fonda en 1966 les premiers cercles de l’Eglise clandestine dans le milieu des étudiants et commença son apostolat dans les facultés de Bratislava. Il se fit connaître aussi pour son engagements envers les apprentis, les drogués, les alcooliques et les prisonniers. En 1971, il fut ordonné prêtre clandestinement par l’évêque clandestin Jan Korec.
En 1974, il fonda le mouvement « Fatima » dont les membres se destinaient à l’évangélisation de l’Union soviétique, notamment par la diffusion de littérature clandestine. Dans les années 80. il créa un mouvement d’apostolat des laïcs.
Après la chute du communisme, il devint pour un temps rédacteur du journal de l’Eglise slovaque et secrétaire de la conférence des évêques. (apic/kap/mp)
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