Fribourg: Assemblée générale de Fribourg-Solidaire
Fribourg, 12 mai 2012 (Apic) La question du développement durable a été au centre de l’assemblée générale de Fribourg-Solidaire qui s’est tenue le 11 mai 2012, à Villars-sur-Glâne. Au-delà des définitions académiques, il a été surtout question de la dignité de personnes qui sont actrices de leur propre développement. Ou comme l’a relevé un participant : «l’aide durable c’est l’aide qui travaille pour sa propre mort».
Le canton de Fribourg s’est doté en 2011 d’une loi sur la coopération au développement et l’aide humanitaire internationales. «Il s’agit d’une étape décisive pour le canton et pour Fribourg-Solidaire. Nous comptons, à partir de 2013, sur un engagement financier du canton de l’ordre de 300’000 francs par an» a indiqué Maurice Page, président de la fédération des ONG fribourgeoises de développement.
L’admission de Fribourg-Solidaire dans l’organigramme de la Direction du développement et de la coopération (DDC), au plan fédéral, est également un motif de satisfaction. Elle permet aux associations-membres de la fédération de bénéficier de contributions de la Confédération pour leurs projets dans les pays du Sud.
Sur le plan local, Fribourg-Solidaire a lancé en 2011 une offensive en direction des communes fribourgeoises pour les inviter à soutenir, elles-aussi, le développement. «La démarche commence à porter ses fruits et nous espérons obtenir 50’000 francs en 2012».
Outre la sensibilisation des collectivités publiques, Fribourg-Solidaire vise aussi l’information de la population en général, notamment au travers de diverses manifestations. Pour 2013, une Fête de la solidarité est programmée le 15 juin, en collaboration avec la Haute école pédagogique de Fribourg.
Le soutien aux projets dans les pays en développement est évidemment l’autre axe prioritaire de l’action de Fribourg-Solidaire. En 2011, 122’722.– francs ont été attribué à dix projets dans les pays du Sud, allant de la construction d’école à la formation de techniciens-dentistes, de la production de tomates bio au soutien psychologique aux victimes de conflits.
«Avec l’entrée en vigueur de la loi et l’intégration dans la politique de la DDC, Fribourg-Solidaire est à la veille d’un saut qualitatif et quantitatif important. Nous nous y sommes préparés, mais nous devrons montrer que nous sommes capables d’en assumer la responsabilité. Après le ’Yes we can !’ nous devons assurer le ’Forward’», a conclu Maurice Page.
La première partie de la soirée a été consacrée à la projection d’un film suivie d’un débat sur la pertinence de l’aide dans les situations de catastrophes naturelles. A partir de l’exemple d’Haïti, victime d’un tremblement de terre dévastateur le 12 février 2010, les participants ont relevé que la dignité des personnes et le respect des cultures locales doivent orienter l’action.
Le but du développement durable est de réconcilier l’économie, l’écologie et le social. Pour cela le moyen le plus efficace est de permettre aux populations locales d’avoir un travail. Trop souvent la première question des bénéficiaires de l’aide est devenue «combien aurons-nous d’argent ?» Un vrai travail de partenariat doit permettre d’éviter cet écueil. Comme l’a relevé un membre de l’assemblée : «L’aide durable c’est l’aide qui travaille pour sa propre mort». (apic/mp)
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