Encore une perche tendue vers la Fraternité Saint-Pie X?
Rome, 22 mai 2012 (Apic) Le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des sciences historiques, a affirmé le 21 mai que la déclaration Nostra Aetate, qui a marqué un tournant décisif dans les relations entre les juifs et l’Eglise catholique, n’avait pas un caractère «contraignant» du point de vue doctrinal. Il intervenait devant la presse à l’occasion de la présentation du livre Les « clés » de Benoît XVI pour interpréter le Concile Vatican II, dont il est l’un des co-auteurs.
Interpellé par les journalistes, le cardinal Brandmüller a ainsi affirmé que la déclaration Nostra Aetate, l’un des grands documents du Concile Vatican II (1962-1965), qui reconnaît notamment le lien particulier qui unit juifs et chrétiens, n’avait pas de caractère doctrinal «contraignant».
Une telle affirmation intervient dans le contexte complexe d’un possible retour dans la pleine communion avec l’Eglise de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, dont certains membres contestent la validité doctrinale de Nostra Aetate mais aussi d’autres changements majeurs introduits par le Concile, sur la liturgie et sur la liberté religieuse par exemple.
Le préambule doctrinal soumis en septembre 2011 aux Lefebvristes comme condition de retour stipule clairement une ouverture à «une légitime discussion» concernant «l’étude et l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du concile Vatican II et du magistère qui a suivi».
Le 16 mai, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, avait pour sa part affirmé que Nostra Aetate, de même que tous les textes du magistère, était contraignante pour un catholique. (apic/imedia/mm/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/encore-une-perche-tendue-vers-la-fraternite-saint-pie-x/